Cette section du site est dédiée à l'expérimentation. Nous partagerons avec vous les différents éléments de recherche qui inspirent nos spectacles. Cette page, en constante évolution, sera nourrie régulièrement. Revenez-y souvent!
Histoire: un théâtre de l’oubli et de la mémoire
Le 26 Mars 2013 - NTE
Dans tout récit national, Mémoire et Oubli entretiennent une relation complexe, qui varie au fil des ans, des générations et des événements : des faits tombent dans l’oubli, d’autres sont rappelés à la conscience, dans un ballet incessant, trouble et difficile à décrypter. L’on sait bien que l’histoire nationale est instrumentalisée chaque jour, à la veille de chaque décision importante, rappelée cavalièrement ou discrètement ignorée, que l’on y trouve des exemples inspirants ou encore des dettes impayées, des crimes occultés et des espoirs déçus. Chez nous, au Québec, notre rapport à l’histoire semble marqué par une forme de nonchalance, pour ne pas dire d’indifférence, de sorte que le théâtre québécois a, sauf exception, peu traité de sujets qui puisent leur matière dans le matériau historique national. Prophylaxie involontaire de la part d’un peuple vaincu une fois de trop?
Le philosophe allemand F. Nietzsche nous dit bien, dans sa Seconde Considération inactuelle, que l’oubli est essentiel à la santé, celle d’un individu comme celle d’un peuple : en effet, quel intolérable régime serait celui de vivre dans une espèce d’hypermnésie, incapable de dormir, de respirer, de s’affranchir du poids du passé; de sorte qu’en effet, le passé peut, d’une certaine façon, devenir le « fossoyeur du présent », s’il contamine toutes les sphères de notre conscience et de notre identité. On a vu tant de guerres récentes où une mémoire exacerbée, furieuse, sans repos, peut devenir un terrible instrument entre les mains de fanatiques. Pour reprendre la belle formule du philosophe Héraclite et qui recoupe notre thème de ce soir (les cours d’eau), il y a danger de « perdre pied dans la rivière de l’histoire ».
Pourtant, le diagnostic se complexifie toujours chez Nietzsche : en effet, un oubli inconsidéré, aliénant, sans nuance, n’est pas, non plus, la Santé! Un peuple doit se souvenir de ses bonnes comme de ses moins bonnes aventures; en fait, le philosophe nous dit qu’il faut apprendre à voir le passé et ses événements sous l’angle historique, c’est-à-dire, si je ne m’abuse, comprendre en quoi certains événements ont été décisifs dans la formation de la conscience ou du caractère d’un groupe donné. Mais quel est donc le critère fondateur d’une telle recherche?
Notre interprétation du passé, notre réitération dans les forêts denses des choses enfuies, sur quel impératif doit-elle se fonder pour ne pas devenir vaine interrogation ou même instrumentalisation mesquine en vue de glorifier un parti ou l’autre, un groupe ou un autre? Ici, le philosophe nous donne une réponse à la fois lumineuse et lourde de sens :
« C’est seulement quand il peut utiliser l’histoire et le passé au service de la Vie, que l’homme devient homme. »
Non seulement l’histoire et son interprétation doivent-elles mener à l’amour de la Vie, mais de surcroît l’accomplissement de ce qu’il y a de plus humain en nous serait lié à notre rapport au passé… Ouf! Lourd programme! Essayons ensemble, ce soir, de ne pas décevoir Monsieur Nietzsche, et de comprendre un peu mieux ce qu’il veut nous dire et ce vers quoi il fait signe.
Alexis MARTIN
(texte publié dans le programme de la pièce “Les chemins qui marchent”)
Photo du spectacle: Gilbert Duclos
Extraits du spectacle « Les chemins qui marchent »
Le 5 Mars 2013 - NTE
Vidéo “Les chemins qui marchent”
Le 14 Février 2013 - NTE
Meilleurs vœux du NTE
Le 17 Décembre 2012 - NTE
Papiers perdus… retrouvés
Le 11 Décembre 2012 - NTE
Voici une collection de feuilles volantes, qui sont le reposoir de notes, pensées, lubies de l’écrivain au cours de son travail d’élaboration de la trilogie sur l’histoire du Canada français. Des notes adressées à lui-même, comme si l’Autre qui est l’œuvre, tendait l’oreille et exigeait des éclaircissements
Alexis Martin
Daniel Brière nous parle de “LEO”
Le 24 Octobre 2012 - NTE
Au fil de mon parcours comme comédien et comme metteur en scène, j’ai toujours réfléchi à la notion d’écriture scénique, et aux différents matériaux (littéraires ou autres) qui peuvent construire une dramaturgie.
J’ai ressenti une très forte parenté d’esprit avec un certain théâtre contemporain allemand, que j’ai découvert au début des années 2000. La force et la radicalité de l’écriture scénique de spectacles allemands ont ainsi réaffirmé mon désir d’envisager la mise en scène comme une écriture à part entière, écriture qui n’est pas toujours, pas forcément, au service d’un texte dramatique.
C’est au moment des répétitions du Plan américain (création du Nouveau théâtre expérimental, 2008), que la compagnie allemande Circle of eleven m’a approché en m’offrant d’être metteur en scène invité pour créer un spectacle. Alors que la tradition de cette compagnie était plutôt la création de spectacles circassiens, son directeur a manifesté le désir de développer un objet théâtral plus pointu, en explorant les possibilités de créer un spectacle hybride entre le théâtre, la danse et le cirque.
Le défi était de taille, puisqu’il s’agissait de développer un spectacle d’environ une heure, avec un seul interprète, Tobias Wegner, à partir d’un segment de cinq minutes. Ce segment était une idée originale de l’interprète, et c’est dans une grande intimité que nous avons travaillé ensemble à partir de cette idée. Cette invitation était absolument en phase avec mes réflexions sur ma pratique et sur le travail de mise en scène puisque, pour la première fois, le point de départ n’était pas un texte, mais plutôt une gestuelle, ainsi qu’une technologie interrogeant la perception. Jouer ainsi avec la duperie et l’illusion m’a semblé un territoire d’exploration formidable !
Les résidences de création ont eu lieu en alternance à Berlin et à Montréal. La période de travail au Nouveau théâtre expérimental m’a permis, en quelque sorte, d’arrimer ce qui constituait une nouvelle expérience à mon parcours entamé au NTE depuis plusieurs années. Bien avant que je devienne co-directeur, le Nouveau théâtre expérimental a soutenu ma démarche de metteur en scène. Jean-Pierre Ronfard m’a ouvert les portes du NTE comme comédien, mais, rapidement, il m’a encouragé à mettre en scène des ateliers ou des spectacles. Depuis que je partage la direction avec Alexis Martin, j’ai le privilège de pouvoir, comme metteur en scène, explorer régulièrement ma pratique dans la plus grande liberté. Je crois que Léo est un spectacle qui ressemble à ma façon de voir le théâtre et surtout à ma perpétuelle remise en question des définitions et des contours de ma pratique. Il est donc non seulement cohérent mais important que le fruit de cette aventure à l’étranger soit présenté entre les murs du Nouveau théâtre expérimental.
DRAMATURGIE SILENCIEUSE
Léo est un spectacle difficile à nommer, à catégoriser, car il est précisément né d’une démarche inclassable. Il s’agit d’un spectacle où aucun mot n’est prononcé, et pourtant il existe bien une courbe dramatique, des enjeux, une quête, et un personnage qui évolue et se transforme. J’aurais pu dire « dramaturgie de plateau », « partition scénique », ou toute expression nous rapprochant d’un théâtre qui ne repose pas sur un texte. C’est un objet qui, à mes yeux, appartient véritablement au théâtre, car il s’agit d’une écriture dont la précision est équivalente à la précision de la langue d’un dramaturge. Chaque temps, chaque suspension, chaque geste, chaque expression du visage de l’interprète, tout a été choisi comme l’écrivain choisit ses mots.
Si la prouesse physique et technique de l’interprète Tobias Wegner procure au spectateur une sorte de jubilation propre l’art du cirque, j’ai cherché à ce que cet aspect demeure subtil. La théâtralité de la proposition réside donc dans le mariage entre le spectaculaire et le non spectaculaire, entre la réalité et le fantasme, entre la nature et le rêve, entre la vie soumise aux lois de cette nature (la gravité) et la projection d’un soi dégagé de sa condition.
L’HUMOUR
L’humour de Léo repose principalement sur la transparence d’un procédé créant une illusion. Le spectateur trompé choisit délibérément d’être trompé. Il participe volontiers, en quelque sorte, à sa propre duperie. Il est un « manipulé consentant », et s’en amuse. À mes yeux, le spectacle atteint sa pleine force quand le spectateur est surpris par l’émotion qui peut le gagner malgré l’apparente légèreté de cette proposition ludique. Par instants, la solitude et le désarroi du personnage sont plus forts que « l’ingénieuse magie » qui fait rire ou sourire. La poésie du spectacle réside, entre autres, en ce personnage qui transcende sa réalité, qui, en quelque sorte, déplace, désoriente, défamiliarise le spectateur : l’ordinaire est ainsi désaxé, et nous sommes en situation de poésie.
Daniel Brière
Alexis Martin partage sa bibliographie pour “Les Chemins qui marchent”
Le 23 Octobre 2012 - NTE
Pour écrire ce deuxième volet de l’Histoire révélée du Canada français, Les Chemins qui marchent, j’ai eu recours à une multitude de sources historiographiques. J’aimerais, comme je le fis pour la pièce précédente, Invention du chauffage central en Nouvelle France, vous tracer une liste des titres importants qui ont meublé ma recherche :
Je ne saurais dire à quel point la maison d’édition Septentrion, a été une source profuse d’informations, oui, il y a là un trésor de mémoire dont tous les Québécois(es) devraient être fier(e)s !
L’on verra en consultant cette liste partielle des ouvrages consultés pour la confection de la pièce Les Chemins qui marchent, qu’il y a, à la fois un fil, (ténu par moment c’est vrai man !…), et une grande tentation centripète, comme si le dramaturge engagé dans son travail de synthèse historique était lui-même happé par l’extraordinaire variété de lumières et de tons qui s’offrent à lui en parcourant la matière hétérogène de l’Histoire. Cette tension entre le centre de gravité et la prolixité de cette même histoire, le fait qu’elle soit la même et jamais semblable, cette liste bibliographique en donne un aperçu ! Un jeu de saute-mouton mental incroyable, super trippant, et comme dit le philosophe, la tâche de la pensée, (et du dramaturge !), n’est-elle pas de relier des singularités apparemment sans lien, et de créer un nouvel aspect du monde et les attachant l’une à l’autre ?
- Alexis Martin
Liste des ouvrages :
Empire et métissages, Gilles Havard, Septentrion, Sillery 2003.
Relations des Jésuites 1611-1636, Tome 1, Éditions du Jour, Montréal 1972.
Les Voyageurs d’autrefois sur la Côte-du-Sud, Gaston Deschênes, Septentrion, Sillery 2001.
Le Saint-Laurent, Jean-Claude Lasserre, Hurtubise, Montréal 1980.
Croyances et rituels chez les Innus 1603-1650, Jean-Louis Fontaine, GID, Québec 2006.
La forêt vive, Rémi Savard, Boréal, Montréal 2004.
Carcajou et le sens du monde, Rémi Savard, BNQ, Montréal 1971.
Les transformations du paysage et de la société au Québec sous le régime seigneurial, Colin M. Coates, Septentrion, Sillery 2003.
Maisonneuve, Pierre Benoît, Éditions Mame, Tours 1960.
Critique et Clinique, Gilles Deleuze, Éditions de Minuit, Paris, 1993.
Frontenac, W.J. Eccles, HMH, Montréal, 1962.
Champlain’s dream, D.H. Fischer, Vintage Canada, Toronto, 2008.
La civilisation de la Nouvelle-France 1713-1744, Guy Frégault, Fides, Montréal 1969.
Écrits en Huronie, Jean de Brébeuf, Leméac, Montréal, 1993.
La paix de la foi, Nicolas de Cues, Téqui éd., Paris 2008.
Au secours de l’Amérique française, S. de Champlain, Septentrion, Sillery 2011.
Voyages en Nouvelle-France, S. de Champlain, Cosmopole, Paris 2001.
Louis Jolliet, Véronique Larin, XYZ, Montréal, 2002.
Chronologie du Québec, Jean Provencher, Boreéal éditeurs, Montréal, 2008.
Voyages du père Marquette
Iroquoisie, T. III et IV, Léo-Paul Desrosiers, Septentrion, Sillery.
L’Eau et les Rêves, Gaston Bachelard, José Corti, Paris 1942.
Les Innus et le territoire, Jean-Paul Lacasse, Septentrion, Sillery 2004.
Jugement du Juge Albert H. Malouf dans la cause des Cris contre le gouvernement du Québec, Cour supérieure du Québec, Montréal 1973.
Les Rébellions de 1837-1838, Jean-Paul Bernard, Boréal, Montréal 1983.
Les Réformistes, Éric Bédard, Boréal, Montréal 200…
Confessions d’un mangeur d’opium anglais, Thomas de Quincey, Gallimard, Paris 1990.
Anthologie de la poésie chinoise classique, NRF, Gallimard, sous la direction de Paul Demiéville, Paris, 1962.
Histoires extraordinaires, E. A. Poe, traduction C. Baudelaire, Gallimard, Paris, 1973.
Strangers devour our land, Boyce Richardson, MacMillan Canada, 1975.
Histoire sociale des idées au Québec, Yvan Lamonde, Fides, Montréal, 2000.
Commission royale d’enquête chargée d’enquêter sur les événements qui se sont produits à Arvida, P.Q. en juillet 1941, Imprimeur du roi, Ottawa, 1941.
Le trust de l’aluminium et Arvida, par Burton Ledoux, traduit de l’anglais, L’Action nationale, Montréal, 1943.
Epigenetics, How environment shapes our genes, R. C. Francis, Norton, new York, 2011.
Communauté et société, F. Tönnies, PUF, Paris, 2010.
L.-J. Papineau, un demi siècle de combats, choix de textes Yvan Lamonde et Claude Larin, Fides, Montréal, 1998.
Henri Bourassa, Robert Rumilly, éditions Chanteclerc, Montréal, 1953.
Deux voyages sur le St Maurice, Napoléon Caron, Septentrion, Sillery, 2000.
William Price, Louise Dechêne, Université Laval, Québec, 1964
*Photo Alexis Martin ©Michel Ostaszewski
Les chemins qui marchent: la bande-annonce
Le 17 Octobre 2012 - NTE
LEO, la bande-annonce
Le 19 Septembre 2012 - NTE
Lancement saison 2012-2013 d’Espace Libre
Le 22 Août 2012 - NTE



LEO vu par Daniel Brière
Le 22 Mai 2012 - NTE
De la grande visite au NTE !
Le 13 Avril 2012 - NTE
Espace Libre fait revivre les années folles !
Le 13 Mars 2012 - NTE
Ne manquez pas La balade des années folles au chic music-hall Espace Libre !
Le lundi 16 avril 2012 à 19 heures
Une soirée-bénéfice qui réunit pour une première fois sous une même bannière les trois entités qui logent à la Caserne 19: Espace Libre, le NTE et Omnibus .
Cette soirée festive, sous la présidence d’honneur de Madame Guylaine Tremblay, se tiendra le lundi 16 avril 2012 à 19 h, à Espace Libre, 1945, rue Fullum. Elle prendra la forme d’une folle promenade dans l’ensemble de notre théâtre, dénudé pour vous en cette occasion. Célébrités, artistes, comédiens et autres gens libres vous accompagneront dans ce parcours inédit proposant une dégustation artistique savoureusement concoctée par nos trois entités résidentes.
Pas de prohibition chez nous, que la fête ! Piano-man, films muets, jazz et Charleston, tout ça et bien plus ! Les Moulins rouges et autres Crazy Horses peuvent aller se rhabiller. Le 16 avril, la fête se passe dans notre music-hall ! C’est l’âge d’or du boa, des chapeaux cloches et des hauts de formes, de la coquinerie et du porte-cigarette. Mesdames, messieurs, costumez-vous, soyez chics, sensuels, inspirez-vous du noir et blanc du cinéma muet et des complets
d’Al Capone ! La guerre est finie, le monde nous appartient. Ce sont les années folles!

Le mouvement dadaïsme proclamait : « Rien pour demain, rien pour hier, tout pour aujourd’hui ! » Venez célébrer avant la prochaine crise économique, venez vivre et repousser la grande dépression !
Bien que cette soirée place sous la même adresse Espace Libre, Omnibus et le NTE, les fonds recueillis grâce à vous iront spécifiquement au NTE, nous donnant les moyens de poursuivre notre mission avec encore plus de vigueur et de continuer à offrir au public des productions audacieuses dans les meilleures conditions.
Nous serions très honorés de votre soutien et de votre présence à cet événement.
Procurez-vous vos billets au coût de 200 $ chacun pour lesquels un reçu aux fins d’impôt de 150 $ vous sera émis.
Réservez avant le 2 avril 2012 (17 h) auprès de Marthe Boulianne, codirectrice du NTE :
Téléphone : 514-521-4199
Courriel : donateur.nte@gmail.com
ICCNF en photos
Le 21 Février 2012 - NTE
“The Order of Good Cheer” (L’Ordre de Bon-Temps), illustration de Charles-William Jefferys, 1925.
Le 20 Février 2012 - NTE
Champlain: “Nous nous efforcerons à la bonne humeur en dévorant les proies du jour ; nul esprit chagrin ne sera toléré parmi nous ! Ainsi le cruel hiver sera tenu en rade !”
Extrait de la scène de la fondation de l’Ordre de Bon-Temps à Port-Royal en Acadie, “Invention du chauffage central en Nouvelle-France”, Alexis Martin.
NRE- épisode 2
Le 2 Février 2012 - NTE
Bibliographie géographique et commentée de la pièce “Invention du chauffage central en Nouvelle-France”
Le 16 Janvier 2012 - NTE
Alexis Martin, auteur d’Invention du chauffage central en Nouvelle-France, nous livre une bibliographie géographique et commentée. Une multitude d’ouvrages, tous plus fascinants les uns que les autres, et dénichés dans une foule d’endroits ; de Québec à Sherbrooke, en passant par Ogunquit !
À Montréal
Bibliothèque de mon père
« Les Relations des Jésuites » : un trésor inestimable de ces missionnaires qui jouent aux anthropologues avant même que cette discipline existe, avec tous les a priori de la posture évangélique, évidemment, mais aussi avec un sens du détail extraordinaire, ce qui nous donne des documents exceptionnels pour comprendre le choc des civilisations, de première main !
Un ouvrage phare du grand mouvement de la décolonisation : le « Portrait du colonisé » d’Albert Memmi. À lire absolument, pour reconnaître certains traits qui ne sont pas loin de ceux que nous renvoie notre miroir collectif… quand il se décide à réfléchir.
« L’homme rapaillé » de Gaston Miron, aux presses de l’UdM. Un livre qui fonde une sorte de modernité poétique québécoise, mais qui aussi, expose à vif le nerf identitaire trop longtemps confiné sous les manchettes en taffetas noirs des prêtres. Un livre incontournable bien sûr, non seulement pour la communauté poétique internationale, mais pour n’importe quel Canadien français qui se cherche, veut se connaître, comprendre ceux qui l’ont précédé, mais encore, ce qu’il est advenu de lui-même.
« Louis-Joseph Papineau : un demi-siècle de combats : interventions publiques »
Choix de texte et présentation Yvan Lamonde et Claude Larin, éditions FIDES, Montréal, 1998. Toujours dans les rayonnages familiaux.
Un livre riche, qui nous colle directement à la pensée en acte de Papineau, à ses oraisons, sans ambages, sans préambule, on est dans l’oralité et la pensée de Papineau, un tribun et un penseur important, précurseur certainement de ce qu’on a appelé la Révolution tranquille, qui est une révolution … préparée de longue date ! La roue tourne lentement au Québec ! L’essieu est gelé…
« Henri Bourassa, la vie publique d’un grand canadien », de Robert Rumilly. éditions Chantecler, Montréal.
Le livre biographique de Robert Rumilly sur Henri Bourassa, héritier célèbre de Papineau, et pas seulement le nom d’un boulevard laid au nord de Montréal… Rumilly, un drôle de zigue qui a cartographié de façon ultra méthodique l’histoire du Canada français, sans cacher ses lourds penchants catholique, duplessiste et royaliste ! Un monsieur qui devait sûrement écrire cinquante pages par jour en moyenne. Un scribe infatigable, chroniqueur d’un peuple qui lui était étranger de prime abord, mais qui permet, à travers sa prose abondante, de retrouver le fil de l’histoire de façon précise, même si elle est fortement teintée d’a priori catholicards. Un livre tout défait, que j’ai fait relier de nouveau, qui appartenait à mon père ; livre qu’il a consulté souvent je crois, tout en prenant des précautions prophylactiques intellectuelles.
D’autres ouvrages dénichés dans les rayonnages familiaux…
Pierre Desffontaines, « L’homme et l’hiver au Canada » ; Guy Laflèche, « Le Missionnaire, l’Apostat et le Sorcier »PUM, 1973 ; « L’hiver en Nouvelle-France », Cahiers du Québec, HMH ; Marcel Trudel, « Histoire de la Nouvelle France », Fides, 1963.
Livres trouvés à la librairie Le Chercheur de Trésor sur la rue Ontario à Montréal : les « Cahiers des Dix » à 5 piasses le numéro… Un livre sur Nelligan et un autre sur Louis Riel. Curieusement, les deux ont été traités pour des troubles mentaux dans le Québec du XIXe siècle mais ils n’étaient pas fous !
Bibliothèque et archives nationales du Québec : un lieu d’une grande beauté, au cœur de la ville, une sorte de poumon encagé dans les tièdes chambres de bois de l’édifice de la rue Berri. La Grande bibliothèque est un oasis rêvé : j’y ai trouvé un nombre incalculable de documents : «Louis Riel » par Maggie Siggins, une biographie exhaustive de ce personnage plus grand que nature, véritable prophète d’une nation métisse qui braque le gouvernement canadien naissant. S’ensuit un véritable génocide guerrier et culturel : la dépossession d’un peuple pour laisser place aux spéculateurs et aux blancs de l’Est ; le gouvernement canadien donne la mesure de sa politique concernant les autochtones. Si vous ne trouvez pas ça d’actualité, n’oubliez pas qu’il y a seulement quelques années que ce même gouvernement a présenté ses excuses aux Inuits pour avoir embrigadé de force les enfants dans les écoles résidentielles religieuses… Vous vous demandez peut-être en quoi le peuple métis de la Rivière Rouge est lié au projet Invention du chauffage central en Nouvelle-France ? C’est la métaphore de l’hiver qui descend sur un peuple, une culture pour l’anesthésier : c’est le processus lent et sournois de l’assimilation, qui gèle en sous-main les forces vives d’une nation, et jette les peuples dans l’abjecte demi-mesure, la moitié d’appartenance, la haine de soi et la culpabilité obscure des vaincus.
Aussi trouvé à la BanQ : « Pierre Esprit Radisson », de Martin Fournier, au Septentrion. Radisson qui n’est pas seulement une chaîne hôtelière, mais d’abord un explorateur intrépide, transfuge qui passa d’un roi à l’autre et qui est à l’origine avec son mentor Desgroseillers de la fondation de la Compagnie de la baie d’Hudson, certainement le plus grand empire commercial qui « régna » sur le Canada pendant des siècles.
À Québec
« Le chauffage domestique au Canada » de Marcel Moussette, aux presses de l’U. Laval – trouvé à la librairie du Musée de la civilisation en 2009. Un livre fascinant sur les modes de chauffage en Amérique du Nord. Pleins de détails, et d’une précision folle. On comprend, à parcourir cet ouvrage, à quel point la vie dépendait de choses apparemment triviales : un bois sec, une bonne évacuation des fumées, une isolation suffisante… nous sommes peu de choses !
« Chronologie du Québec », de Jean Provencher, Ed. Boréal : un survol intelligent des événements marquants de la colonie française et de la société franco-canadienne, en regard avec les événements mondiaux. Trouvé à la libraire de la Pyramide à Ste-Foy.
À la librairie de Mme Vaugeois à Sillery, rue Maguire: « Les premiers juifs d’Amérique – Americana – L’indien généreux », aux éditions du Septentrion.
Voilà certes la collection de livres sur l’histoire du Québec et de l’Amérique française la plus documentée et la plus passionnante qui soit ! C’est une véritable deuxième mémoire que cette maison d’édition redonne aux Québécois. C’est du travail solide, sérieux, bien fait, bien écrit. À surveiller : chaque parution !
À Sherbrooke, chez un brocanteur : « Martyrs du Canada », éditions Pierre Téqui, Paris, 1932. Le monsieur brocanteur était un retraité qui se passionnait pour les livres. Son garage en était tellement ventru, qu’il a ouvert une librairie au lieu de faire une vente de garage. Dans ce livre, on trouve entre autre l’invraisemblable destin du père Brébeuf, qui mourût littéralement mangé par ses bourreaux iroquois. Hmmmmm, un bon jarret de missionnaire…
« Champlain’s Dream », acheté en Nouvelle-Angleterre, à Ogunquit, Xyz Bookstore en 2009.
La biographie la plus achevée paraît-il du Sieur de Champlain. Un témoignage extraordinaire sur un homme plus grand que nature, à la mesure peut-être de cette nature démesurée de la vallée du Saint Laurent et des pays de l’Ouest. Un homme déterminé à établir des contacts durables et sains avec les Amérindiens, mais qui n’était pas dénué cependant de prosélytisme religieux, avec toutes les distorsions que cela peut amener. Il parcourt, arpente et mesure le continent avec une précision inouïe pour l’époque, étant donné la précarité des instruments qu’il a avec lui dans ses pérégrinations. Champlain aussi avait un rêve…
Et d’autres encore… :
« Eva Circé Côté » – Lux Éditeur – Une magnifique monographie sur la personne de LJ
Le livre de témoignages des Inuits qui ont vécu les affres des écoles religieuses, pour lesquels le Gouvernement canadien a présenté des excuses officielles, un document extraordinaire trouvé à AVATAQ, l’institut culturel inuit : « We were so far away, the inuit experience of residential
schools », Legacy of Hope Fundation, Ottawa, 2010.
« Le dictionnaire des expressions québécoises » de Pierre DesRuisseaux dans Bibliothèque Québécoise, 2003 – Un dico intéressant et complet où l’on apprend entre autre, que la Tête à Papineau devint l’expression choisie pour désigner un homme très intelligent, ou qui prétend l’être… Un livre que j’ai acheté à sa sortie (2003) à la librairie Garneau de Québec, rue Saint Jean, et disponible dans les vraies librairies.
Les volumes de l’histoire du Canada de François-Xavier Garneau trouvés pour pas cher dans une librairie d’occase de la rue St-Denis à Montréal. Anciennement la Ville de Saint Louis… Une histoire ancienne comme il se doit, mais tout de même passionnante, collée sur le cœur vivant du Canada français.
« Encyclopédie du Canada français : les Canadiens français de 1760 à nos jours », par Mason Wade, Macmillan, 1955. Ça se trouve à bon marché dans toutes les bonnes librairies de livres oubliés et c’est la vision étonnante d’un Américain du New Hampshire sur nous autres ; et c’est vraiment intéressant.
Il ouvre son livre sur le fameux « Je me souviens », et nous décrète le peuple le plus historicisant d’Amérique… quelque chose s’est perdu en chemin ? Pour lui le « Je me souviens » se relate essentiellement au régime de la Nouvelle-France. Vraiment passionnant (en trois tomes, la somme !)
Acheté aux Jardins du Précambrien à Val-David chez le sculpteur René Derouin : « L’Art comme engagement », chez Fides, Montréal, 2009.
« L’Algonquin Tessouat et la fondation de Montréal », de Rémi Savard : un livre prêté par Gérald Mackenzie de Recherches amérindiennes, alors qu’on atterrissait d’un voyage dans le grand nord. Il me l’avait promis dans un avion qui survolait alors La Grande, Baie James.
« Denis Vanier, Œuvres poétiques complètes tome 1 », VLB éditeur/Parti pris 1980 : une tonne de briques, une œuvre inclassable, dérangeante, sournoise, qui déclare que sont « Absolues vos pâtes herbeuses/ noyées aux poussières du limon », ça me ramène aux vieilles filles Plourde, qui habitaient une minuscule antre sur la côte du cap à Saint-André, que ma mère m’obligeait à fréquenter tous les étés : ces vieilles sorcières catholiques et leur réserves d’herbes salées, j’avais peur, j’ai encore peur. Le Canada français est grevé de mystères et de mystagogues, je vous le dis : mon enfance laïque est bardée de crucifix et de murmures inopportuns…
NRE-épisode 1
Le 10 Janvier 2012 - NTE
Invention du chauffage central en Nouvelle-France: notes de mise en scène
Le 12 Décembre 2011 - NTE
Invention du chauffage central en Nouvelle France
(premier volet de L’histoire révélée du Canada français: 1608-1998)

Mise en scène
Introduction :
Comment mettre en scène cette Invention du chauffage en Nouvelle-France, par quel bout commencer? Comment mettre en scène une grande trilogie qui se déroule de 1608 à 1998? Ce n’est pas évident de vous décrire la mise en scène d’un spectacle avant même d’avoir débuté les répétitions. Beaucoup de désirs, d’intuitions, d’impressions qui vont naître, grandir, se transformer, pour parfois être abandonnées. Elles prendront forme au fil des rencontres et des sessions de travail. Nous sommes dans un processus de création et je tiens à garder la porte ouverte …
Choisir des acteurs et des actrices, généreux, inspirés et inspirants. Rassembler une équipe de concepteurs expérimentés, des collaborateurs de longue date qui connaissent bien notre univers, notre façon de concevoir des spectacles au NTE, qui connaissent aussi mon travail de metteur en scène et ma façon de travailler.
À l’heure qu’il est, il serait donc prématuré de vous décrire une mise en scène qui n’est qu’à l’étape d’intuitions et de désirs. Pourtant, depuis des semaines, au fil des différentes versions du texte d’Alexis, au fil de mes lectures et de mes rêveries, j’ai pris des notes qui orienteront ma mise en scène, ses grandes lignes, ses inspirations et je les partage avec vous ici :
Le BLANC sera la couleur du premier volet de notre trilogie.
La texture du premier spectacle et ses grands traits seront inspirés du froid et du blanc de l’hiver; la neige, la glace, la tempête, le vent, la poudrerie. Je souhaite une radicalité, un perpétuel contraste entre le froid et le chaud, entre la glace et le feu, l’extérieur et l’intérieur.
Au centre de l’espace, une cabane avec un poêle à bois. C’est le lieu principal de toute l’action. Précaire, poétique, essentielle, la cabane est l’image du refuge par excellence. Elle est le lieu du rêve et de la protection, du repli sur soi et de l’échappée imaginaire. Un monde clos qui verra défiler des hommes et des femmes, ceux qui forgeront, en autant d’histoires, notre saga.
Des images seront projetées : la vastitude du territoire glacé, des impressions tantôt hostiles, tantôt accueillantes, les mots de Gaston Miron. Je souhaiterais privilégier des apparitions image par image, plutôt que de la projection vidéo conventionnelle. Des œuvres comme celle de René Derouin, extraites de la « suite nordique » et de la « suite hiver ». Parfois réalistes, plus souvent impressionnistes, ces projections viendront envelopper les acteurs, alors cernés par l’hiver.
Les spectateurs seront assis tout autour de la cabane, ils viendront envelopper cet univers. Rassemblement comme autour d’un feu de camp. Rituel. Les acteurs et les spectateurs dans le même rituel. Ensemble.
Une mise en scène radicale et épurée.
Nous ne suivrons pas une chronologie, les époques se mêleront, ponctuées par les tempêtes, les rafales, la poudrerie et les redoux. Pas de multiplication de lieux, de surcharge d’accessoires : des acteurs qui composent suffisent à nous faire voyager dans le temps et l’espace. Le corps, la voix, le texte : la source même du jeu d’acteur. Une sorte d’archaïsme du jeu, dans un environnement éminemment moderne.
Les costumes se résumeront à un ensemble de manteaux. Uniquement des manteaux, un défilé de styles, d’époques, comme autant de protection et de moyens d’affronter les intempéries, les écarts de température, l’aridité du climat. Beaucoup de fourrure, des polars, des redingotes.
La musique : inspirée du vent. Le vent obsédant, pénétrant, incessant. Cet élément inséparable de l’hiver est présent même quand il se tait, même quand il n’est qu’au loin. La musique serait-elle donc une manière « d’organiser » le vent? De le transformer en chœur, de le contrôler, de le dompter? Quelle sera la mélodie? Peut-on faire d’un élément furieux une mélodie?
La neige : faire neiger au théâtre. Où faire neiger? Dans la cabane, bien sûr :
Transposition de la fureur des éléments : les tempêtes hivernales ont un impact qui traverse toute forme d’abri; soudain l’hiver pénètre la cabane, la brouille. La cabane devient boule de neige. La cabane ne protège plus de l’hiver; la cabane contient l’hiver.
Daniel Brière, metteur en scène.
Invention du chauffage central en Nouvelle-France
Le 1 Décembre 2011 - NTE
Photos Zoo 2011 de Michel Ostaszewski
Le 26 Octobre 2011 - NTE
En guise de préambule à ZOO 2011
Le 6 Octobre 2011 - NTE
Souvenirs de Zoo 1977 : entretien avec Alice Ronfard
Le 29 Septembre 2011 - NTE
Entrevue avec Yvon Leduc, co-fondateur de la LNI et participant de la première mouture de Zoo
Le - NTE
Le spectateur émancipé
Le 21 Septembre 2011 - NTE
Le spectateur émancipé, Jacques Rancière, éditions La fabrique, Paris 2008
«Il faut un théâtre sans spectateurs, où les assistants apprennent au lieu d’être séduits par des images, où ils deviennent des participants actifs au lieu d’être des voyeurs passifs» p.10
«Le spectateur aussi agit comme l’élève ou le savant. Il observe, il sélectionne, il compare, il interprète. Il lie ce qu’il voit à bien d’autres choses qu’il a vues sur d’autres scènes, en d’autres sortes de lieux. Il compose son propre poème avec des éléments du poème en face de lui. (…) C’est là un point essentiel : les spectateurs voient, ressentent et comprennent quelque chose pour autant qu’il compose leur propre poème, comme le font à leur manière acteurs ou dramatuges, metteurs en scène, danseurs ou performeurs.» p.19
«la performance n’est pas la transmission du savoir, du souffle de l’artiste au spectateur. Elle est cette troisième chose dont aucun n’est propriétaire, dont aucun ne possède le sens, qui se tient entre eux, écartant toute transmission à l’identique, toute identité de la cause et de l’effet.» p.21
Libres-penseurs et matière à réflexion
Le 14 Septembre 2011 - NTE
Au coeur de Zoo 2011, on trouve non pas des individus, mais des pratiques: pratiques hétérogènes, singulières, divergentes; pratiques de subsistance, de résistance, de mise en consistance.
Chacun à leur manière, Isabelle Stengers et Matthew B. Crawford nous rappellent la vive irréductibilité des pratiques.
Éloge du carburateur. Essai sur la valeur et le sens du travail, Éditions Logique, Montréal, 2010.
“La génération actuelle de révolutionnaires de la gestion s’emploie à inculquer de force la versatilité et la flexibilité aux salariés, et considère l’ethos artisanal comme un obstacle à éliminer. Le savoir-faire artisanal signifie en effet la capacité de consacrer beaucoup de temps à une tâche spécifique et de s’y impliquer profondément dans le but d’obtenir un résultat satisfaisant. Dans la novlangue de la gestion, c’est là un symptôme d’introversion opérationnelle excessive (being ingrown). On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, qui ne cesse de vibrionner d’une tâche à l’autre et se fait un point d’honneur de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Songez seulement au plombier accroupi sous l’évier, la raie des fesses à l’air.” p. 29
La sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La découverte, Paris, 2007.
“Les sorcières néopaïennes ont appris que la technique, ou l’art, le craft qu’elles nomment magie n’est pas d’abord ce qu’il s’agit de retrouver, au sens du secret authentique. (…) Elles ont (ré)appris la nécessité de tracer le cercle, de créer l’espace clos où puissent être convoquées les forces dont elles ont un besoin vital.” (p.187)
Souvenirs de Zoo 1977
Le 2 Août 2011 - NTE
Yvon Leduc, co-fondateur de la LNI, collaborateur de longue date du NTE et surtout participant à la première mouture de Zoo, partage ses souvenirs.
Nous remercions Claire Beaugrand-Champagne pour le partage des photos.
Le trottoir devant la Maison de Beaujeu au 320 Notre-Dame Est à Montréal. Robert “Bobby” Breton, clown émérite, annonçait notre spectacle Zoo, comme l’indique la pancarte, notre seul instrument de marketing. (Les budgets de l’époque n’étaient pas plus importants qu’aujourd’hui. ) Le prix d’entrée était plutôt raisonnable et même moins cher que n’importe quel véritable zoo.
L’incomparable Robert Gravel, qui jouait le gardien et le guide du Zoo, attendant avec patience les premiers spectateurs sous les cris : « Tiens, voilà du boudin » des participants qui se plaçaient en situation à leurs places respectives.
La femme accidentée jouée par Anne-Marie Provencher qui a su courageusement se maquiller de Ketchup par ces soirées chaudes de juillet.
Le couple nu, une femme et un homme , les plus connus que nous ayons eu comme participants. Vous aurez reconnu l’auteure Marie Cardinal et son mari Jean-Pierre Ronfard, qui a un petit air Jean-Paul Sartre. Dans ce coin cuisine, le couple s’engueulait en écoutant la radio.
Jean-Pierre Gravel (aucun lien de parenté avec Robert) déguisé soi-disant en ours polaire des changements climatiques à venir. Il accueillait les spectateurs à la sortie.
Yvon Leduc en homme-grenouille sous l’aquarium abritant poissons rouges, carpes et autres barbottes. On leur faisait face en pénétrant dans l’allée des “zombies divers”.
Face à ” La femme accidentée “, notre porcherie avec nos trois petits cochons : Roger, Gaetane et Rachel, entraînés par Benoît.
L’équipe de Zoo 1977
Extraits d’un texte sur Zoo 1977
Le 27 Juin 2011 - NTE
Extraits d’un texte écrit par Robert Gravel et publié dans la revue TRAC
« Il serait intéressant un jour, dis-je, de faire un jardin zoologique dans notre théâtre, un jardin où l’on ferait alterner des animaux vivants et des êtres humains dans des cages, avec des spectateurs qui déambuleraient à travers comme dans un véritable zoo… »
Il fut décidé durant le mois d’avril ’77 que j’allais me charger de mener à bien le projet…Une première échéance fut fixée au 24 juin, date qui semblait idéale pour ouvrir une ménagerie. Pour faire le zoo, c’est-à-dire le penser et le construire, je demandai d’abord à Yvon Leduc et Benoît Ronfard de se joindre à moi…Je connaissais leur ardeur au travail de même que leur esprit d’initiative…Tous les trois nous mîmes sur papier un aperçu de ce que devait à peu près contenir les cages.
Ce fut sur la terrasse du restaurant de la Maison de Beaujeu (qui regarde le marché Bonsecours), par un soit tiède de la fin du mois de mai, que nous décidâmes d’un plan d’attaque qui allait nous permettre, dans la mesure du possible, de trouver tout le matériel nécessaire sans débourser d’argent…(déjà quelques mannes folichonnes volaient en désordre autour des lumières de la terrasse…) Une solution s’offrait immédiatement à nous : trouver tout le matériel dans les « dompes » ou si vous préférez dans des dépotoirs…Nous décidâmes de prendre deux fins de semaine pour trouver tout le matériel…Nous allions faire quatre sorties, quatre battues dans les environs de Montréal à la recherche de dompes… La première date choisie fut le samedi 4 juin. Dès cette première journée, nos recherches nous amenèrent jusqu’en Ontario et c’est là, sur la route Montréal-Ottawa, avant d’arriver à L’Orignal, que nous trouvâmes une des dompes les plus accueillantes qu’il me fut donné de visiter….S’y côtoyaient d’intéressants détritus ménagers et des déchets industriels des plus originaux…Ce jour-là, le samedi 4 juin, le soleil éclairait vivement cette dompe magnifique et faisait ressortir les mille et un tons de brun…Nous étions gais!
Ainsi chaque soir nous revenions joyeux, les deux véhicules chargés à ras bord de marde fraîche que nous dompions derrière le restau de Beaujeu…Puis le lendemain, nous repartions de plus belle vers de nouvelles aventures! Ici je me dois de donner une mauvaise mention à la dompe de Sainte-Julie car c’est là que nous fûmes le plus mal accueillis. Dès notre arrivée là-bas nous vîmes des morceaux qui excitèrent notre imagination… À peine avions-nous commencé à les embarquer dans les camions qu’une grosse Cadillac ’63 verte arriva brusquement dans un nuage de poussière… Au volant était une grosse femme d’une laideur excessive qui n’a pas été gentille du tout… Elle a dit que c’était à elle la dompe pis qu’on faisait mieux de s’en aller au plus vite parce qu’elle irait chercher son mari pis ses gars… ( À quelle sorte de Hillbellys aurions-nous eu à faire? C’était Délivrance!) Je m’avançais prudemment. « Madame, nous ne savions pas que vous étiez propriétaire de cette dompe…nous regrettons… mais nous sommes prêts à payer les morceaux que nous prendrons…c’est pour un spectacle de théâtre… nous sommes des artistes… » Ses deux petits yeux sournois s’éclairèrent une fraction de seconde (sans doute pensait-elle à Rue des pignons, son émission favorite…) mais redevinrent aussitôt méchants… Elle s’était engagée trop loin dans sa colère « Allez-vous-en bande de tabarnak! » meugla-t-elle! Nous DÉGUERPITES!…
À 7h. (a.m.) le lundi 13 juin, nous commençâmes à charrier le matériel de l’arrière du restaurant à l’intérieur de théâtre… C’était énorme. Il y avait des tonnes de planches délavées, des tonnes de pitounes, des mille de broches, des bouts de clôture à neige, des grilles, du grillage, du screen, un vieux puit de lumière, des pièces d’auto, des morceaux de canoës, des cèdres, du plastique sous toute les formes, un aquarium à ménés, des vieux stores vénitiens, de la brique rouge, des portes de grange au complet, des animaux empaillés, de la paille, du sable, des outils et des clous! Dans l’après-midi de ce même 13 juin, nous élaborâmes sur papier un vague plan du zoo… L’idée en gros était d’établir une première partie à l’allure « saine » avec du grand air et de la verdure, le dôme géodésique devant être l’élément principal de cette section… puis, une deuxième partie devenant de plus en plus étroite et étouffante avec l’apparition des cages à humains… C’était le plan en gros, le reste allait être improvisé…
Le zoo prenait forme… sans idéologie (apparente) … sans l’idée de choquer… ou d’amuser… il prenait forme… that’s all! Le 24 juin approchait… Dans ma tête, trois problèmes se posaient : premièrement, les risques d’incendies… maintenant, la sortie de secours allait être atteignable qu’après être passé par l’étroit couloir des zombies… Or, une seule personne pouvait s’y glisser de front… et tout ce bois employé qui devenait de plus en plus sec à mesure que nous avancions dans les travaux… nous allions ignifuger bien sûr… mais si le gros inspecteur des incendies retontissait et, cherchant la sotie de secours, déchirait son costume dans l’étroit couloir? Deuxièmement : j’avais énormément de difficulté à imaginer que des animaux vivants allaient entrer dans ce local, au-dessus d’un restaurant!… J’imaginais toute la marde à ramasser, les soins à apporter aux animaux qui ne manqueraient pas d’être malades… et les problèmes possibles avec les gens de la santé et de l’hygiène… je pensais aux mouches et aussi aux rats qui allaient peut-être infester la Maison de Beaujeu! Troisièmement : le problème de recruter des comédiens me hantait…il fallait trouver 15 comédiens au minimum ( un zoo ne connaissait jamais de maximum) qui allaient accepter d’habiter les cages quatre heures d’affilée et ce durant 30 jours au moins!
Un coup que l’environnement fut installé, il fallut l’habiter! Les cailles, les pigeons et les lapins furent achetés sur la rue Saint-Laurent dans les divers marchés…les poissons rouges, les rats et les souris blanches furent achetés dans les pet-shops…les poules et les cochons furent achetés à la campagne à Saint-Théodore d’Acton… leur nourriture également…Les cochons furent dûment vaccinés et furent affectueusement appelés Gaëtane, Roger et Rachel… Durant toute son existence, le zoo ne reçu qu’un seul don : un petit suisse… Les comédiens furent recrutés parmi nos amis et parmi les amis de nos amis… Je fis une grosse réunion où j’exposais mon idée de ce que devait être le travail des comédiens dans les différentes cages… Certains comédiens désiraient garder la même cage pendant toute la durée du zoo, d’autres voulaient changer pour expérimenter diverses situations, d’autres enfin voulaient habiter une cage pour un soir seulement… pour le kik! Il allait donc être impossible de lever une équipe stable… Nous décidâmes d’y aller au jour le jour… demain Dieu pourvoirait ou enfin…quelque chose du genre! Une équipe fut recrutée pour le soir de la première qui tomba le 25 juin avec un jour de retard… Durant cet été ’77, un miracle se produisit :il y eut au moins 15 comédiens tous les soirs pendant 30 soirs… chapeau à ceux qui habitèrent les cages!
La plus belle aventure du zoo fut sans conteste la fois où nous n’étions que 14 comédiens au moment de l’ouverture… Arriva un jeune homme- premier spectateur… « Veux-tu être dans une cage? » lui demandâmes-nous! « Pourquoi pas! » dit-il… et ce jeune homme se maquilla, se mit des guenilles sur le dos et fit un zombie pendant quatre heure… il ne vit jamais le zoo mais joua dedans et nous ne le revîmes jamais!
Robert Gravel
Une structure dramatique en forme de flocon de neige
Le 23 Juin 2011 - NTE
Pour l’écriture d’Invention du chauffage central en Nouvelle-France, Alexis Martin a opté pour une structure dramatique inspirée de la forme des cristaux de neige. Les explications savantes du principal intéressé :
« Le premier volet de la trilogie sur l’histoire du Canada français comporte six branches qui constituent chacune un séquencier dont la temporalité est réversible. Cette structure dramatique, de type « hexagonale diachronique », évoque la forme d’un cristal de neige. Ainsi, six séquences d’évènements qui représentent les scènes, convergent toutes vers un centre qui constitue le géométral, c’est-à-dire l’espace temps ordonnant la structure générale de la trilogie. Ce géométral, toujours situé en 1998, est le lieu neutre qui permet les passages d’une époque à l’autre et d’un thème à l’autre. »
Le Brigadier de Gosley en images
Le 2 Juin 2011 - NTE
Extrait de la lettre #1 aux acteurs de Ronfard nu devant son miroir
Le 1 Avril 2011 - NTE
Chers vous tous,
D’une manière que nous souhaitons régulière, nous allons mettre sur papier les réflexions qui orienteront notre travail lors des répétitions.
EXTRAIT DE LA LETTRE #1 aux acteurs
LES CORPS
Rapidement, nous vous inviterons à vous lancer dans des improvisations dirigées, afin que nous développions ensemble cette idée du jeu « non normal », à côté du naturalisme.
Ce jeu est basé sur l’élaboration d’un code au niveau du mouvement et de la gestuelle, code qui exploite l’exagération, la distorsion, la multiplication, la poétisation, etc., de gestes quotidiens ou de postures naturelles.
Ultimement, il nous plairait de nous rapprocher, d’une manière inattendue et non conventionnelle, du cœur du sens. Ou bien, délibérément, isoler et mettre en lumière tel ou tel aspect de l’humain, de la situation, des enjeux.
Nous nommons aussi régulièrement les pièges que nous voulons absolument éviter : être sentencieux, être timide avec une proposition molle, être dans le compromis en voulant être compris par tous, être obscurs en voulant n’être compris par personne, avoir peur.
Étrangeté, non normalité, étonnement, sont des termes qui reviennent souvent dans nos échanges autour du spectacle.
En souhaitant votre plus grand bonheur de création,
Amicalement,
Daniel et Evelyne
Ronfard nu devant son miroir mars
Le 22 Mars 2011 - NTE
Des lectures qui accompagnent la pièce Ronfard nu devant son miroir
Le 9 Mars 2011 - NTE
LTI, la langue du Troisième Reich, Victor Klemperer
Cousins par alliance, Béatrice Durand
Les Pieds Noirs, Marie Cardinal
Oedipe à Colone, Sophocle, traduction de Marie Cardinal
Entretiens avec Jean-Pierre Ronfard, Robert Lévesque
Théâtre I II et III de Jean-Pierre Ronfard
Ronfard nu devant son miroir février
Le 8 Mars 2011 - NTE
Le septième film laisse entendre, pour la première fois, une partie du message de Jean-Pierre Ronfard. Les images évoquent, mystérieusement, l’urgence, le travail, l’instinct, l’animalité, et la disparition imminente
Les voyages forment la jeunesse…
Le 4 Mars 2011 - NTE
Depuis quelques années déjà, nous avons été appelés à participer à des événements et des festivals de théâtre qui nous ont permis de voir et d’apprécier ce qui se faisait à l’étranger.
Festival Mexico, Coyacan, Le festival Première de Saarbrucken en Allemagne, Le « Fringe » à Édimbourg en écosse, le festival « Under the radar à New-York », La Salla Becket à Barcelone, les Francophonies en Limousin, Londres.
Parmi ces voyages, la découverte de Berlin a été déterminante. Cette ville a été une grande source d’inspiration pour la création de Ronfard nu devant son miroir. Les musées, les expos, les galeries, la musique et le théâtre sont présents aux quatre coins de la ville, jour et nuit. Au cours des deux dernières années, nous avons séjourné à Berlin quelques fois pour y travailler et rencontrer des artistes dont certains sont devenus des amis.
Les spectacles de la Volksbuhne, la Schaubühne sont toujours d’un grand intérêt. La Sophiensaele également, où nous avons vu de nombreux spectacles de musique, de danse et de théâtre. Le Berliner, le Deutsches, Le Radial System et la compagnie de danse de Sacha Waltz. .Berlin est actuellement une des villes les plus dynamiques et audacieuses qui soit en création.
Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière
Ronfard nu devant son miroir janvier
Le 25 Février 2011 - NTE
Avec le sixième film, nous nous sommes amusés à faire un faux documentaire sur la nouvelle vie secrète de Jean-Pierre Ronfard. Jean-Pierre : toujours vivant.
Les Graffitis
Le - NTE
Nous avons immédiatement voulu être incorrectes dans notre démarche de travail. Nous avons donc acheté du spray paint et avons graffité le titre de notre spectacle sur des murs de la ville.
La recherche/ Ronfard nu devant son miroir
Le - NTE
Articles, essais et entretiens :
Nous n’avons pas tenu l’inventaire des articles et des essais qui ont nourri nos recherches.
Nous nous sommes intéressés aux différents mouvements artistiques et politiques en rupture avec le pouvoir en place, et ce depuis le Romantisme.
Nous avons fait des recherches sur la guerre d’Algérie et le lien entre cette lutte et le désir d’un Québec souverain.
Nous avons fait des recherches sur le sentiment nationaliste et le sport.
Sur le stade (ou la phase) du miroir selon Freud et Lacan.
Sur la notion de l’aveu en littérature et en politique.
Sur l’histoire du quartier St-Michel à Montréal.
Sur le mouvement punk. Sur les différents manifestes artistiques et politiques de l’Histoire.
Etc. etc. etc.
Le titre
Le 23 Février 2011 - NTE
C’est un tableau de la période de l’expressionnisme allemand de la Die Brücke (Le Pont), qui nous a inspiré le titre du spectacle, Ronfard nu devant son miroir.
Il s’agit d’une toile du peintre allemand Kirchner, qui a pour titre « Liegender Akt vor Spiegel », « Nu couché devant un miroir. » 1909/10
Ronfard nu devant son miroir décembre
Le 22 Février 2011 - NTE
Le cinquième film est un conte de Noël qui traite l’idée de la transmission et du legs. Les parents y sont d’abord des amants, et leurs enfants se sentent privés d’héritage.
Des films
Le 18 Février 2011 - NTE
Des films qui inspirent les créateurs de Ronfard nu devant son miroir
Les enfants du refus global, Manon Barbeau
The Weather Underground, Sam Green et Bill Siegel
Jean-Pierre Ronfard : Sujet expérimental, Annie St-Pierre
L’allée du soleil, Leander Haussmann
Échelon, le pouvoir secret, David Korn-Brzoza
Vous avez un nouveau message…
Le 16 Février 2011 - NTE
Le point de départ du spectacle Ronfard nu devant son miroir, notre inspiration première, a été un message téléphonique laissé par Jean-Pierre Ronfard au mois d’août 2003.
Il s’adressait à Marthe Boulianne,Codirectrice générale du NTE.
Jean-Pierre Ronfard l’avait laissé sur sa boîte vocale à Montréal, alors qu’il était dans le sud de la France.
Six semaines plus tard, il nous quittait.
Ronfard nu devant son miroir novembre
Le 15 Février 2011 - NTE
Le quatrième film est un traitement poétique de l’art dans la cité. Il est nourri d’une réflexion autour de l’industrie culturelle dominée par le divertissement et les lois du marché, et dont l’emblème est le Cirque du soleil.
Ronfard nu devant son miroir octobre
Le 9 Février 2011 - NTE
Le troisième est un tableau ironique de la bourgeoisie, une fête innocente qui sied mal à un discours révolutionnaire.
Ronfard nu devant son miroir: septembre
Le 2 Février 2011 - NTE
Le second est une réflexion autour des manifestes, parfois devenus des slogans vidés de leur sens, et qui pourtant témoignent d’une volonté réelle de bouleversement, tant artistique que politique.
Films expérimentaux: la démarche artistique de Ronfard nu devant son miroir
Le 26 Janvier 2011 - NTE
les films expérimentaux
Notre recherche nous a menés, tout en élaborant notre création théâtrale, à nous commettre en réalisant de courts films. Ces films n’ont pas été conçus dans l’esprit d’en faire des « teasers » ou des outils de promotion de notre spectacle. Ils sont plutôt des points d’orgue jalonnant notre recherche, des objets d’art nous forçant à faire l’exercice du bilan à même notre démarche, et à préciser notre pensée en cours d’écriture. Nous nous sommes donc obligés à réaliser un film par mois depuis le mois d’août.
Le premier film est une réflexion autour de la provocation, qui semble être le moteur de l’art contemporain dans une société revenue de tout.
Abonnez-vous à la chaîne Ronfard nu devant son miroir et soyez les premiers à visisonner les films expérimentaux!
Naissances: Le programme
Le 30 Novembre 2010 - NTE
Naissances / 5 microthéâtres
Le 25 Novembre 2010 - NTE
Catherine Vidal s’inspire de Joseph Cornell
Le 8 Novembre 2010 - NTE
Pour son projet dans le spectacle Catherine Vidal s’est beaucoup inspirée de l’artiste new-yorkais Joseph Cornell. Ce sculpteur réalisait des collages dans des petites boîtes de bois à partir d’objets trouvés. Pour en savoir plus, visitez ces deux sites :
Alexis Martin rencontre Francine Alepin pour le projet Naissances
Le 1 Novembre 2010 - NTE
Naissances
Le 8 Octobre 2010 - NTE
Naissances, cinq essais de microthéâtre présenté à Espace Libre du 30 novembre au 18 décembre 2010.
Rêvez, Montagnes !: La bande-annonce
Le - NTE
L’homme hot-dog!
Le 7 Octobre 2010 - master

Cet homme transporte un attirail complet pour préparer des hot dogs sur place. Dans son dos, se trouve la bombonne de gaz, la grille est devant lui, le parapluie au-dessus de sa tête et les condiments sur le côté. Nous avons demandé aux 5 artistes de Naissances de créer un projet qui pourrait être transporté n’importe où, d’être autonome, de manipuler les effets eux-mêmes et donc d’être un peu à l’image de cet homme…
Naissances: Un album photos
Le 6 Octobre 2010 - NTE
Cinéma Bollyplex
Le 5 Octobre 2010 - master
Yves Labelle, notre concepteur vidéo, a crée, pour les spectateurs de Rêvez, Montagnes! qui attendent le début du spectacle, une ambiance digne des meilleures salles de cinéma bollywoodien!
Lac des Castors
Le - master
Jasmine Catudal, notre scénographe, a pris cette belle photo du Lac des Castors sur le Mont-Royal pour illustrer la fin de la pièce Rêvez, Montagnes!
Le numéro 70 de la revue Esse
Le - master
Le numéro 70 de la revue Esse, sorti en septembre dernier, s’intéresse au minuscule, aumodèle et à la miniature dans l’art actuel.
C’est très inspirant pour les artistes des cinq essais de microthéâtre de Naissances.
Lettre aux participants Naissances
Le - master
Voici la lettre envoyée par Alexis et Daniel expliquant le projet de Naissances aux cinq artistes du spectacle au mois de juin dernier.
Thème la NAISSANCE – ou NATIVITÉ
Aborder le thème dans sa plus large extension : naissance d’un enfant, mais aussi d’une ville ou d’une civilisation ; naissance d’un sentiment ou d’un amour ; naissance dans sa pluralité.
Un comité maïeutique
Daniel et Alexis sont les accoucheurs des projets de chaque UMT (Unité MicroThéâtrale).À la façon socratique, ils questionnent le proposant de l’UMT afin de l’aider à concrétiser, épaissir, spécifier sa vision. Ils sont aussi présents dans les représentations.Ils dirigent le trafic public, servent de majordomes, de barmen et de communicateur.
Les UMT
Unité Micro Théâtrale : il y a cinq mini représentations de théâtre. Le spectateur évolue en bande de 23 spectateurs d’une UMT à l’autre. L’UMT est constituée par un animateur principal à qui sont dévolues les tâches suivantes : écrire le texte ; jouer le texte ; mettre en scène le texte. (On entend par texte une partition, muette ou non, impliquant des marionnettes, des objets ou des effigies ou encore des parties du corps humain, ou encore la personne dans son entièreté).
L’animateur peut faire appel à une bande sonore, à de la micro projection, de l’éclairage.
Mais il doit pouvoir opérer la machinerie scénique lui-même.
L’aide scénographique et technique : le personnel de soutien
Un scénographe qui supervise la division de l’espace entre les cinq UMT et qui est à la disposition de tous pour fabriquer le micro décor AVEC l’acteur/écrivain.Un concepteur d’éclairage à la disposition des cinq UMT. Un concepteur et technicien de son à la disposition des cinq UMT.Un directeur technique qui supervise la division de l’espace entre les cinq UMT et la réalisation technique des UMT. Un régisseur général. Un devis technique qui impose et spécifie des normes équivalentes à tous, au niveau del’espace disponible, du budget limité, la durée de la représentation.
Mais L’UMT doit être autonome et contrôler son propre appareillage technique.
La durée des représentations de chaque UMT
De 10 à 15 minutes. (5 X 12 min. en moyenne : une heure.)
La circulation dans l’espace
Daniel et Alexis vont proposer et dessiner la déambulation générale du public entre les différentes UMT.
Suggestion : les cinq UMT sont réparties dans cinq lieux différents du théâtre : salle de répétition du NTE, les toilettes du sous-sol, le hall de la billetterie, les loges ou la cuisine.
Chaque groupe de 23 spectateurs est guidé par la même personne (bénévole) tout au long de la soirée. Les spectateurs sont en général debout devant les micro théâtres d’UMT, hormis cinq ou six chaises dans chaque lieu sont mises à la disposition des gens qui voudraient s’asseoir.
Ces groupes auront été constitués au préalable avec le concours de Daniel et Alexis à l’accueil initial du public dans la grande salle. (Séparation du public en cinq groupes).
Les participants
Simon Boulerice
Gary Boudreault
Catherine Vidal
Francine Alepin
Stéphane Demers
La construction des micro décors
Le scénographe a une enveloppe globale pour les cinq UMT couvrant les coûts de fabrication.
Si une UMT génère des coûts de 5 dollars, il en sera ainsi. Si sa voisine demande des investissements plus grands, qu’il en soit ainsi. Mais tout doit se réaliser à l’intérieur de l’enveloppe globale.
Cette enveloppe globale peut aussi couvrir des coûts liés aux costumes ou au maquillage des parties du corps exposé.
Notre choix : Michel Ostazewski
Éclairage
Un budget global est prévu pour couvrir des frais afférents aux appareils de lux de l’ensemble des UMT.
Notre choix : Erwann Bernard
Son
Un budget global est prévu pour couvrir des frais afférents au sonde l’ensemble des UMT.
Notre choix : Benoît Durand-Jodoin





























![Snow_crystals[1]](http://www.nte.qc.ca/wp-content/uploads/2011/06/Snow_crystals1-159x125.jpg)
![Snow_crystals_2b[1]](http://www.nte.qc.ca/wp-content/uploads/2011/06/Snow_crystals_2b1-83x125.jpg)
![Snowflake_magnified_usda[1]](http://www.nte.qc.ca/wp-content/uploads/2011/06/Snowflake_magnified_usda1-187x125.jpg)

![SnowflakesWilsonBentley[1]](http://www.nte.qc.ca/wp-content/uploads/2011/06/SnowflakesWilsonBentley1-97x125.jpg)










![rouleaubobine_g_1176[1]](http://www.nte.qc.ca/wp-content/uploads/2011/02/rouleaubobine_g_11761-125x125.jpg)



