Carnet de bord

Cette section du site est dédiée à l'expérimentation. Nous partagerons avec vous les différents éléments de recherche qui inspirent nos spectacles. Cette page, en constante évolution, sera nourrie régulièrement. Revenez-y souvent!


Casting Extrême

Le 14 Décembre 2015 - NTE


Photos coulisses de « Septembre »

Le 8 Septembre 2015 - NTE

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1436 (1)Crédit photos: Marlène Gélineau-Payette


Toute première bande-annonce « Septembre »

Le 17 Août 2015 - NTE


Entretien avec Evelyne de la Chenelière et Daniel Brière

Le 12 Août 2015 - NTE

Entretien avec Evelyne de la Chenelière et Daniel Brière autour de la pièce «Septembre»

crédit photographe: M. de la Chenelière
crédit photo: M. de la Chenelière

Septembre traite de la relation mère-enfant et de la cruauté des rapports qui se tissent dans une cour d’école. Comment est née la pièce, quelle en a été l’inspiration?

EDC: «Le début de l’écriture a coïncidé avec mon éloignement des cours de récréation, notre plus vieil enfant quittant l’école primaire. Cela m’a fait me rendre compte à quel point mon regard était attiré depuis ma propre enfance par l’enceinte de la cour d’école. Pour moi, c’est un lieu qui enferme toutes les forces et les tensions qui unissent les humains entre eux : la domination, l’exclusion, les alliances, la tension sexuelle. Je trouve que c’est très vibrant. Il faut dire aussi que le fait d’avoir côtoyé ce paysage dans la durée est emblématique de ce qui s’est passé dans notre histoire contemporaine et constitue un point de non-retour. On a vu concrètement les effets de la sécurité et de toutes les précautions qui sont prises depuis que, dans l’imaginaire collectif, ce qui était inenvisageable est devenu envisageable, c’est-à-dire une menace à l’intérieur de cette enceinte. Pour moi, c’est très fort dans notre histoire contemporaine. J’ai vu l’accès à la cour d’école devenir interdit ou difficile, versus l’accès complètement libre, poreux, qui était la norme avant. En soi, c’est anecdotique, mais ce que ça signifie pour moi est immense. Les enfants aujourd’hui sont tout de suite élevés dans la conscience de ce potentiel violent.»

DB: «J’ai toujours vu Evelyne fascinée par la cour d’école, ce microcosme où l’on retrouve en miniature ses thèmes de prédilection. Il est question des rapports humains, mais aussi de la protection. C’est un lieu où l’on devrait être protégé, mais les enfants aujourd’hui sont hyper conscients de la menace. Ils font des exercices de tuerie à l’école. On assiste à une sorte de perte d’innocence. Est-ce que la menace que s’imagine la mère dans la pièce est réelle ? Je ne pense pas, mais elle fait partie de la société et on y pense. On a tous peur et on oblige les enfants à y penser.»

Le personnage de la mère dans la pièce s’imagine des scénarios à partir des enfants qu’elle observe dans la cour d’école. On y découvre son rapport ambivalent avec sa fille et la violence de son imaginaire. Croyez-vous que ce sont des sujets tabous?

EDC: «Oui, c’est un peu tabou, parce qu’on est encore dans une sorte de «propagande» d’une maternité qui ne serait qu’épanouissement, ou alors dans la caricature de mère indigne, qui nie aussi l’ambiguïté du rapport maternel. La violence sourde et quotidienne de la maternité est encore taboue. Pour moi, la mère de la pièce, pour avoir cet imaginaire en elle, porte une grande violence. À mes yeux, Septembre traite de l’ambiguïté de la maternité, mais aussi de l’être humain dans un contexte social et organisé et du déploiement de l’imaginaire. La pièce questionne notre imaginaire, à savoir s’il nous appartient complètement, parce que la mère fait sous nos yeux une espèce d’invention qu’elle contrôle en partie, mais qui lui échappe parfois et glisse vers l’horreur.»

DB: «Comme si, inévitablement, elle allait vers un drame. On est un peu dans le couloir de la tragédie. La mère ne peut pas s’empêcher d’y penser. Quelque chose l’emmène vers la violence. Ça devient presque risible, parce qu’il y a quelque chose d’absurde dans ce trajet-là.»

ED: «Mon intuition est que la pièce elle-même va jusqu’à permettre ce sourire dans le désespoir, dans l’écriture. Je ne prétends pas que c’est une comédie, mais on donne cette permission-là aussi, parce que tout un chacun peut se reconnaître dans certains aspects des personnages.»

 La pièce Septembre a été publiée en mai 2015, quelques mois avant sa représentation. Comment cette parution en amont de la création influence-t-elle votre travail ?

EDC: «J’en suis vraiment contente, parce que, d’une part, ça m’évite le stress qui accompagne un dévoilement global du texte et de la proposition théâtrale en même temps et, d’autre part, parce que ça met en valeur la création théâtrale, l’écriture de plateau qui est un objet en soi et qui ne sera pas forcément exactement tout le texte qui existe dans sa vie littéraire. Ça donne la priorité au plateau et permet de considérer le texte comme un matériau. Bien sûr, dans un texte à la dramaturgie soignée, il y a une structure à respecter, mais un metteur en scène de talent va en tirer profit de toute façon, même s’il déconstruit, même s’il considère le texte comme un matériau, et parce qu’il usera de toute sa liberté, il fera un meilleur spectacle. Pour moi, le spectacle est le déploiement d’une écriture en elle-même qui est dans une temporalité, dans une partition scénique qui doit avoir de l’espace pour naître, pour vivre, pour exister, et c’est pour ça qu’on dit du théâtre que c’est un art vivant. Ça réaffirme la pleine existence de l’objet littéraire et la pleine existence de l’objet théâtral.»

DB: «D’autant plus que Septembre est un monologue et qu’Evelyne, comme seule interprète, a besoin de se libérer de la publication. Moi aussi, ça me permet d’être plus libre de couper des passages, parce que le texte existe en soi. Evelyne m’a donné dès le départ la liberté de jouer avec le texte, même si la pièce est très structurée. C’est bien d’avoir cette liberté qui réaffirme notre respect mutuel, l’équilibre qu’on a développé avec le temps, parce que ça fait plusieurs spectacles qu’on fait ensemble. Il y a deux écritures qui se rencontrent : celle d’Evelyne et celle du spectacle. Le texte devient ainsi une matière brute qui m’appartient.»

 Daniel Brière, pouvez-vous nous dire quelques mots sur la mise en scène et la scénographie de la pièce?

 DB: «Assez rapidement, on a exclu de tomber dans quelque chose de très réaliste. Ce que le personnage nous raconte passe à travers son filtre et son imaginaire, alors je ne trouvais pas intéressant de déployer réalistement une cour d’école et de faire vivre les personnages devant nous. Il y a donc chez la mère une transformation, mais ce n’est pas un spectacle de composition réaliste. On est plutôt dans une installation, avec un seul élément réaliste, qui est une partie de clôture, et un immense mur de post-it, comme des pixels ou des fragments de mémoire. J’avais envie de faire un travail plastique de recherche photographique, pour qu’il y ait aussi une partie d’écriture et de création qui m’appartient dans l’image et dans les photos, pour élargir mon implication au-delà de la direction d’Evelyne.»

Comment le fait d’être un couple dans la vie influence-t-il votre travail ?

DB: «C’est complexe, surtout pour le rapport du metteur en scène et de l’actrice, plus que celui à l’auteure, parce qu’il y a toujours une distance entre la mise en scène et l’écriture. On peut toujours discuter d’un texte, mais c’est plus délicat avec le jeu, qui est extrêmement fragilisant, surtout pour un monologue. Je pense que ça marche si je suis aussi fragile qu’Evelyne et me permets d’avoir des doutes sur mon travail comme j’en ai sur ce qu’Evelyne fait. En plus d’être un couple dans la vie, on est aussi un couple de créateurs et on s’est habitué, on a trouvé une façon de faire où l’on peut se dire les vraies choses tout en faisant attention l’un à l’autre. On gagne du temps lorsqu’on travaille ensemble, parce que lors d’une première rencontre avec des concepteurs, comme acteurs, on est toujours un peu en représentation, ce qui n’arrive pas quand on travaille ensemble. Il y a aussi un grand respect envers ce qu’on fait, nos forces et nos faiblesses. On s’aide et on se connaît. Ce n’est pas terrorisant, au contraire. On a toujours hâte de travailler ensemble. Notre dernière collaboration date de quatre ans et l’on se dit déjà qu’on ne veut pas attendre quatre ans pour la prochaine.»

EDC: «Je vais dans le même sens que Daniel, et particulièrement concernant la direction d’acteur qui implique une intimité plus complexe que le rapport au texte, où les visions peuvent facilement se confronter. Quand on parle du jeu, c’est ma voix, mon cœur et mon corps et c’est fragilisant, mais jusqu’à présent, j’essaie de le concevoir malgré tout comme la fabrication commune d’un objet de théâtre et je crois que j’y arrive, en partie parce que la démarche est privilégiée et longue dans le temps. Je ne suis pas arrivée avec la nervosité de l’actrice qui veut être bonne à la première répétition, parce que les choses sont rapides et bousculent dans un processus habituel de création, tandis que là, c’est une construction très lente. Ma fabrication sous la direction et le regard de Daniel est en dialogue avec d’autres fabrications. Je souhaiterais moi aussi dans l’absolu collaborer plus souvent avec Daniel, mais je trouve bien qu’on soit engagé chacun séparément dans notre pratique parce que ça nous nourrit et permet d’être un vrai choix artistique quand on travaille ensemble.»

Les fantasmagories de la mère éclairent des facettes sombres de la maternité et de l’enfance, représentées dans ce qu’ils ont de dur, cruel et bancal. Y a-t-il selon vous une cruauté à l’enfance ?

EDC: «Complètement. Dans le souvenir que j’en garde, l’enfance est un état de dépendance, de vulnérabilité et d’apprentissage assez brusquant. Je trouve que la vie nous brusque, mais particulièrement l’enfance et je le dis sans regret, comme un état de fait : je n’ai pas du tout vécu l’état d’insouciance qu’on associe à l’enfance, même si je crois qu’il existe. Je regarde mes enfants et je suis fatiguée pour eux. Il y a cependant un paradoxe à cela, parce que je trouve aussi très beau le potentiel de dureté et de tension sexuelle qui existe dans une cour d’école à l’insu des enfants. C’est magnifique parce que c’est la vie, la vulnérabilité. C’est pour ça que je parle d’ambiguïté de la maternité : être parent, c’est choisir de mettre quelqu’un dans un monde brutal et en plus, de lui donner un peu de soi. La maternité implique aussi d’essayer de maîtriser toutes les pulsions qui font partie de nous dès l’enfance. Pour moi, je vois la cour d’école comme une espèce d’organisme respirant où tout à coup, des choses s’échappent qu’il faut contenir. En classe, l’enfant est contraint, mais protégé. Dans la cour d’école, il est encore contraint, mais quelqu’un peut lui cracher au visage.»

DB: «Comme parents, on a beau vouloir ménager nos enfants, on ne peut leur éviter les difficultés, la dureté. Je trouve qu’il y a beaucoup de violence contenue dans la pièce : une violence envers les femmes et une menace masculine. Il y a quelque chose de très judéo-chrétien chez la mère qui s’offre en sacrifice aux caïds pour son fils. Il est question de grand déchirement et de culpabilité. Malgré ce que prétendent nos filles, qu’il n’y aurait pas de différence entre les gars et les filles, nous voyons les différences depuis la cour d’école. L’énergie n’est pas la même et les tensions sexuelles sont là.»

Comment Septembre s’inscrit-elle par rapport à vos précédentes cocréations ?

 DB: «D’abord, c’est le premier monologue qu’on fait ensemble. J’y vois des thèmes récurrents chez Evelyne (l’enfance, la maternité, les rapports humains) et j’ai l’impression que cette pièce est charnière. Tout comme le point de départ était que nos enfants ont terminé l’école primaire et qu’on ne fréquentera plus la cour d’école, c’est peut-être aussi la dernière fois qu’Evelyne va parler de ce sujet. C’est pour ça que je lui ai demandé de jouer la pièce, alors que ce n’était pas prévu au départ. Je trouvais que ça avait plus de sens. Ce n’est jamais pareil de voir l’auteur sur scène, surtout seule, qui joue son propre texte. Je ne peux pas faire fi de la charge que cela implique et dont j’avais envie. Il restera toujours une part de grand mystère quand on interprète son propre texte. Le mystère du passage de l’écriture à la scène, du fait de se livrer entièrement. À chaque fois que je vois un auteur jouer son texte, ça me touche beaucoup.»

Evelyne de la Chenelière, comment vivez-vous le fait d’interpréter votre propre texte ?

 EDC: «Je crois que dans le processus de répétition, j’ai tendance à toujours m’éloigner du texte et à vraiment déployer à nouveau mon imaginaire d’interprète. Je trouve important que la créativité de l’interprète existe aussi qu’elle ne soit ni bâillonnée ni dominée. Encore là, c’est le plateau qui compte. Mais quand je joue, j’ai conscience qu’il y a plein d’interprètes magnifiques et parfois, ça peut devenir vertigineux de penser à toutes ces autres qui pourraient jouer à ma place. Le fait d’avoir écrit le texte, ça me donne une espèce de solidité parce que je suis consciente que parce que ça vient de moi, personne d’autre ne peut le jouer comme moi. Quelque part, ça me protège un peu, mais ça vient aussi avec une plus grande responsabilité par rapport au propos!»

 Vous travaillez ensemble depuis longtemps. Septembre est votre 5e création commune au NTE, après Henri et Margaux; Ronfard nu devant son miroir; Nicht retour, Mademoiselle et Le plan américain, qui étaient toutes cosignées. Ce projet diffère-t-il de vos précédents, du fait qu’il est signé par Evelyne seulement?

 EDC: «C’est complexe. On avait choisi de cosigner les quatre précédents spectacles créés au NTE, parce qu’on considérait que même si ce n’était pas comme tel une écriture à quatre mains, j’avais écrit le texte, mais dans une démarche d’écriture tellement en résonnance avec nos échanges qu’il était plus juste de parler d’écriture commune. Dans ce cas-ci, Daniel avait l’impression que j’irais plus loin sans sa participation.»

 DB: «Je ne me suis jamais considéré comme un auteur, bien que j’ai collaboré étroitement à l’écriture des précédentes pièces, en lançant des idées, des synopsis. Cette fois-ci, j’ai eu envie de laisser Evelyne écrire seule, de ne pas l’influencer ni l’emmener vers où j’aurais été spontanément. Ça donne un texte très intime et personnel. On est dans un univers de femme avec un rapport aux hommes particulier. Si on en avait discuté ensemble, peut-être qu’elle serait allée ailleurs.»

Concernant la culpabilité des parents, avez-vous l’impression qu’elle s’est transformée avec le temps, qu’elle est vécue différemment aujourd’hui?

EDC: «Oui, je crois qu’elle est vécue différemment. La psychologie a avancé dans l’histoire, ce qui est une bonne chose, mais provoque aussi une conscience aiguisée des causes et des effets des comportements parentaux, dont on n’avait aucune idée auparavant. On a aussi une vision beaucoup plus étroite de la réussite qui semble n’avoir qu’un seul visage. Projeter son enfant dans la réussite, c’est rêver de sa propre réussite parentale. Tout ça est extrêmement tordu.»

DB: «Les enfants sont beaucoup plus conscients qu’avant et ne posent pas le même regard sur leurs parents. Ils sont tellement informés. Aussi, le fait qu’il y ait beaucoup de couples séparés et de familles reconstituées provoque une culpabilité chez plusieurs parents, ce qui crée un nouveau rapport où les parents veulent compenser pour ce qu’ils ont fait subir à leurs enfants.»

Propos recueillis par Elsa Pépin

 

 

 


Coup d’œil sur la saison 2015-2016 du NTE!

Le 4 Mai 2015 - NTE

Saison 15-16

Le lundi 5 mai, le NTE et la grande famille d’Espace Libre dévoilaient, en présence des médias et des abonnés du théâtre,  les spectacles qui figurent au menu de leur prochaine saison théâtrale. Sans plus tarder, levons le voile sur les nouvelles pépites théâtrales de notre compagnie:

Du 8 septembre au 3 octobre 2015 à Espace Libre

SEPTEMBRE

Texte et interprétation: Evelyne de la Chenelière
Mise en scène: Daniel Brière

Aujourd’hui, 12 septembre, une femme travaille. Un coup de téléphone de l’école l’interrompt : sa fille a mal au ventre ; il faut venir la chercher. Malgré la canicule qui accable la ville, la femme prend sa voiture, se gare devant l’établissement, puis s’abandonne à la contemplation de la cour de récréation : les jeux rituels des enfants conduisent son imaginaire sur les chemins d’une rêverie ambivalente. À la réalité que ses yeux perçoivent se superposent peu à peu maints scénarios possibles, des plus ludiques aux plus morbides : dans cette intense activité fantasmagorique, elle va jusqu’à entrevoir l’irruption d’un tueur transformant cette journée en carnage. Pourquoi cette femme introduit-elle la mort au cœur même de ce que sa pensée a généré ? Est-elle aveugle ou visionnaire ? Peut-être est-ce une façon pour elle d’incarner ses craintes les plus sourdes, de donner corps et formes à son chaos intérieur.

Daniel Brière s’attache à démêler  les fils de cette délicate cohabitation d’une auteure, d’une actrice et d’une mère à l’intérieur d’un seul corps. Avec cette nouvelle production, le codirecteur artistique du Nouveau Théâtre Expérimental retrouve la comédienne Evelyne de la Chenelière, qui signe également le texte. Dans la lignée de leurs recherches précédentes (pensons notamment à Henri & Margaux, Bashir Lazhar et Ronfard nu devant son miroir), ils utilisent  les artifices de la représentation pour rendre sensible ce qui se déploie dans l’imaginaire, dans le souvenir ou dans le fantasme.

En coproduction avec le Théâtre français du C.N.A.
Réservations: 514.521-4191
Achat en ligne

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Du 3 au 20 mars 2016 à Espace Libre

ANIMAUX

Conception et mise en scène: Daniel Brière et Alexis Martin
Interprétation: Sophie Cadieux, Hubert Proulx et de nombreux animaux

Fascination, crainte, affection, dégoût, protection, exhibition, anthropomorphisme… force est de constater que notre relation à l’animal est toute pétrie d’ambiguïté. Or, est-il possible de mettre des animaux en situation de représentation ? Peut-on, par exemple, mettre en scène un chien, un chat, un cochon, diriger un furet? Orchestrer l’aléatoire et l’indomptable? Un animal connaît-il la représentation? Est-il l’acteur idéal, libéré de la conscience de soi paralysante?  À l’hiver 2016, le Nouveau Théâtre Expérimental en fera le pari avec la pièce «Animaux», dans l’espoir d’un véritable échange. Qui sait quelle poésie peut surgir d’un geste, d’un silence, d’un contact.

Cette nouvelle création du NTE pose la question : « mais alors, qu’est-ce qui fait de moi un être humain? ». Une question fondamentale, portée à un niveau inouï d’acuité par les grandes catastrophes du siècle dernier, et que les génocides et ethnocides en cours ne cessent de réanimer douloureusement.

Réservations: 514.521-4191
Achat en ligne


Un avant-goût de Collection printemps-été

Le 16 Mars 2015 - NTE


Entretien avec Christian Vézina

Le 5 Mars 2015 - NTE

Christian Vézina 1

Q : Christian Vézina, cela fait une trentaine d’années que vous faites entendre la poésie sur scène. Comment est née cette volonté de faire du théâtre poétique, un genre peu pratiqué?

CV : « Je suis vraiment un artiste de théâtre, mais je n’ai pas fait exprès (rires). Quand j’ai découvert la poésie, ça a été la grosse affaire dans ma vie. J’ai ensuite découvert qu’elle n’était plus appréciée et j’ai trouvé ça incompréhensible. Plus tard, je suis allé dans une soirée de poésie et, là, j’ai compris. Quand je lisais la poésie, je recevais le texte comme trois tonneaux à l’intérieur de moi et, dans les soirées de poésie, on la lisait comme si c’étaient des mots morts. Je pense que ce ton utilisé pour lire la poésie fait dire aux gens qu’ils ne l’aiment pas, alors que personne ne dit ne pas aimer le cinéma ou la musique. À partir de ce moment-là, j’ai donc choisi de travailler à rendre la vivacité et la spécificité de la poésie, à travailler sur l’interprétation du texte et j’ai développé des aptitudes d’acteur, puis de metteur en scène, par la force des choses. Je cherchais une façon de rendre la poésie vivante et, ce faisant, j’ai inventé le théâtre qui existait déjà. »

Q : Pourquoi ce choix de faire entendre la poésie féminine après avoir surtout travaillé à partir de poètes masculins (Jacques Prévert, Michel Garneau, Gaston Miron, Gérald Godin, Henri Michaux)?

CV : « Parce que j’aime la diversité! On m’a souvent demandé pourquoi je ne choisissais pas de poèmes de femmes, mais, jusqu’à maintenant, c’était presque toujours moi qui les disais. La poésie féminine est plus récente, les femmes ont été muselées pendant des siècles, ce qui fait que, dans la poésie féminine, le discours est souvent de l’ordre de la prise de parole. Dite par un homme, je trouvais ça un peu “paternaleux”, mais ça me travaillait. J’ai finalement proposé au NTE de faire entendre de la poésie féminine et j’ai trouvé cet angle du défilé de mode tout à fait pertinent pour mettre en scène la poésie féminine. »

Q : Comment vous est venue l’idée d’allier le défilé de mode et la poésie pour Collection printemps-été? On peut dire que c’est un mariage assez improbable?

 CV : « Étant improbable, la proposition devient immédiatement poétique, parce que c’est un renversement de perspective. Imaginer un défilé de mode pendant lequel les comédiennes remplacent les mannequins et font défiler des paroles de femmes au lieu des vêtements : voilà un beau et fécond retournement de sens! La demande que j’ai faite à tout le monde est de mettre en valeur la singularité de chacune de ces poétesses. Il faut que, dans sa façon de la vêtir, de l’éclairer, de la dire, on aille chercher cette singularité. Il y aura donc un soin sur les vêtements qui vont probablement être beaux, étonnants, mais ce n’est pas une parade de costumes. Il faut que cela participe au reste. »

Q : Pourquoi avez-vous retenu ces poétesses et ces poèmes en particulier dans leur répertoire?

CV : « Il y a en commun avec tout le reste de mon répertoire que ces poèmes sont avant tout des coups de cœur, mais je les ai aussi choisis pour leur potentiel scénique. J’ai cherché un équilibre entre leur potentiel pour le spectacle et les humeurs dont ils sont chargés. Je veux des poèmes qui ont une vérité qui me correspond. Je me rends compte aussi que je suis souvent allé puiser dans des recueils de début de carrière (pour Hélène Monette, Suzanne Jacob et Brigitte Fontaine). Dans les œuvres de maturité, il y a souvent un apaisement et un dépouillement qui peuvent être intéressants sur le plan poétique, mais moins évocateurs sur le plan théâtral que le bouillonnement du début. »

Q : Comment travaillez-vous comme metteur en scène avec le matériau particulier de la poésie? Ça doit être différent notamment pour les acteurs (trices), de jouer des poèmes?

CV : « Je suis quelqu’un qui prend des risques. Les acteurs se montrent parfois hésitants à prendre des risques dans l’interprétation des poèmes : ils veulent laisser parler le texte, par respect pour le poète. Mais pourquoi cette distance avec les poètes, alors que les acteurs n’ont aucun problème à s’approcher de Shakespeare, par exemple? En gardant une distance, ça devient un bel objet formel, sauf que, moi, je vise un public qui n’est pas forcément habitué à lire de la poésie et je n’ai pas le droit de l’ennuyer. J’ai pour mission de le séduire, dans le sens latin du terme de “conduire à soi”, sinon il ne se passera rien, alors je demande aux acteurs d’incarner les poètes qui parlent.

Certains acteurs pensent avoir besoin de détails biographiques pour entrer dans la peau de leurs personnages, mais je crois qu’à force d’incarner les mots de quelqu’un, tu le deviens. Je ne suis pas un acteur de formation, mais je me suis fait dire par la famille de Ferron que je lui ressemblais dans mon spectacle qui lui était consacré. Quand tu deviens le texte, tu deviens le poète. Je parle parfois d’une “personnalité textuelle”. Il y a un choix de mots et de rythme qui donne la personnalité de celui qui parle. C’est ce que je travaille avec les acteurs. »

Q: Comment s’est déroulé le travail avec vos interprètes : trois actrices (Salomé Corbo, Danielle Proulx, Elkahna Talbi) et une musicienne (Marie-Sophie Picard), toutes des femmes?

CV : « Il y a quelque chose dans la rencontre entre les actrices et les poétesses qui me nourrit. Parfois, certains passages que j’aime moins sont ceux que les actrices préfèrent et je découvre que ça les rejoint dans leur féminité. Le metteur en scène doit faire des choix, mais travaille avec du vivant. Les acteurs sont des créateurs. Je dois donner la direction pour qu’on serve tous la même chose, mais j’accueille leur réalité, leurs idées, je les découvre et je découvre les textes avec elles. Parfois, les interprètes veulent que je leur explique les poèmes. Je dois choisir un angle, un fil d’Ariane, pour que le public ne se perde pas, tout en laissant le sens ouvert. De façon générale, c’est bien de laisser une certaine réverbération sans chercher à l’expliquer. »

Q : En tant qu’amoureux et fervent défenseur du théâtre poétique, comment décririez-vous la relation entre le théâtre et la poésie?

CV : « D’emblée, je croyais que c’était le théâtre qui amenait beaucoup à la poésie, pour la découvrir et la voir telle qu’elle est, mais l’inverse est tout aussi vrai : la poésie apporte beaucoup au théâtre. À une époque où l’on peut faire tout ce qu’on veut sur le plan audiovisuel, le théâtre a avantage à s’appuyer sur cette parole puissante, vivante, sans quatrième mur, s’il ne souhaite pas avoir l’air d’un petit cinéma désargenté! Et il est faux de croire que la poésie a besoin d’un lieu intime pour être appréciée. On sous-estime la puissance du vers! Si le théâtre est le lieu de l’action, la poésie est une action en soi : une action sur la pensée, sur le langage, et, comme la commedia dell’arte, elle s’adresse directement au public. La poésie est la louve ancestrale, tandis que le théâtre est un super beau chien de traîneau. Il faut qu’ils s’accouplent pour donner un beau résultat.  

Q : Croyez-vous au pouvoir de la poésie? Quel est-il?

CV : « Une de mes définitions de la poésie la décrit comme le point de rencontre le plus précis, intense et sensible entre la liberté et le langage, deux facultés qui nous définissent comme être humain. C’est pour ça que je trouve insoutenable que la poésie ne soit pas présente dans la vie de tout le monde. Je crois qu’à chaque fois que je dis un poème, c’est un geste engagé, parce qu’on ne dit plus de poèmes. Le poème est politique par circonstance : on l’a tellement mis de côté que de rompre cet isolement-là, de le mettre sur la place publique, devient en soi un geste politique. »

Q : Quelle est votre relation avec le NTE? Votre démarche rejoint-elle la philosophie de la compagnie

CV : « J’aime beaucoup l’esprit de la compagnie. C’est le NTE, et plus précisément Jean-Pierre Ronfard, qui m’a ouvert la porte du théâtre, alors qu’on me refusait toujours l’accès à la scène parce que j’étais poète. J’avais un problème d’étiquette. Une année (en 1998), j’ai été contacté par Gilbert Rozon et Jean-Pierre Ronfard en même temps. Ils souhaitaient tous deux collaborer avec moi et, aimant me donner des défis, j’ai décidé de présenter le même concept aux deux et j’ai inventé Le poète fait du chapeau (performance théâtrale où le public était invité à piger dans un chapeau les poèmes que l’artiste interprétait. Après, j’ai fait un vrai spectacle de théâtre avec le NTE : Henri bricole (1999) : un atelier ouvert autour de l’univers poétique d’Henri Michaux. Collection printemps-été est donc ma troisième collaboration avec le NTE, quinze ans après Henri bricole. C’est agréable de travailler avec cette équipe. Elle fait les choses avec beaucoup de professionnalisme, respectant la discipline et le public, sans se prendre trop au sérieux. »

Q : Vous êtes souvent amené à créer hors des formats traditionnels du théâtre, en mêlant les genres, les disciplines. Est-ce une exigence pour vous de sortir des carcans imposés?

CV : « Je ne recherche pas l’originalité. J’aime la phrase de Baudelaire qui dit : “l’authenticité est mon moyen d’originalité”. Soit authentique. Pour moi, un artiste est celui qui fait ce qu’il a à faire. S’il cherche son créneau, l’originalité, son public cible, il s’écarte de l’essentiel. »

Q : Vous vous êtes donné comme mission de démocratiser la poésie. Est-ce important pour vous de rejoindre un large public avec le théâtre poétique? Pensez-vous que c’est possible?

CV : « La poésie donne de l’oxygène. L’art, à mon sens, est l’une des formes les plus humaines de la fécondité. L’incommunicabilité m’énerve. Je ne souhaite pas, quand je parle, que l’autre devienne moi. J’aspire plutôt à ce que l’échange soit fécond. La poésie est un art populaire, comme la musique. Il y a une mauvaise habitude, chez certains metteurs en scène ou interprètes, de prendre une œuvre bizarre et de se sentir obligés de démontrer qu’ils sont aussi bizarres que cette œuvre. Quand tu es le passeur de la poésie, il faut éviter que les gens ne se butent dans ce qui n’est pas important et il faut qu’ils retiennent ce qui l’est. C’est le mandat que je me suis donné depuis le début. »

 

  • Propos recueillis par Elsa Pépin pour le NTE

 


Ça discute de Ludi Magni sur Facebook

Le - NTE

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Dans la boîte à souvenirs de Danielle Proulx

Le 23 Février 2015 - NTE

La comédienne Danielle Proulx est une fidèle complice du NTE depuis plusieurs années. Pour notre plus grand bonheur,

elle partage avec nous quelques souvenirs des productions auxquelles elle a participé.

*1981*

VIE ET MORT DU ROI BOITEUX épisode 1: la Naissance

Le début d’une saga incroyable! Ma toute première aventure avec le NTE et QUELLE GRANDE AVENTURE!!! Une véritable entreprise autogestionnaire où tous les acteurs avaient aussi un autre chapeau, assumaient d’autres tâches, que ce soit aux costumes, décors, publicité… etc. Moi je m’occupais des accessoires. Tout était nouveau; notre façon de répéter jusqu’ au fonctionnement général. Étant donné que nous jouions en extérieur dans les cours et le stationnement de l’École nationale de théâtre, on ne pouvait  travailler qu’après la fin des cours! Jean-Pierre avait donc imaginé de faire une maquette des lieux, à l’échelle, sur une table, autour de laquelle nous répétions en déplaçant un objet qui représentait notre personnage! Lorsqu’on ne répétait pas, on imaginait, inventait, empruntait, fabriquait les accessoires avec 3 bouts de ficelle et beaucoup d’enthousiasme…

Roi bo├«teux_├®pisode 1_La naissance
Cette photo, c’est la fin de la première pièce au moment où Catherine Ragone (Marthe Turgeon) s’apprête à accoucher de Richard (Robert Gravel). On la soulèvera à bout de bras pendant qu’à l’autre bout de la cour, on entend pilonner puis s’ouvrir les épaisses portes de bois pour permettre le passage au char du nouveau-né, l’infirme et boiteux Richard. Finale spectaculaire!


VIE ET MORT DU ROI BOITEUX
épisode 3: Le Printemps

Roi boiteux_├®pisode 3 La jeunesse
Une scène superbe que je jouais avec Marie Cardinal, laquelle interprétait Lou Birkanian. Le Roi Boiteux et nous, ses amis, entrions alors dans l’adolescence, l’appel des sens, les premiers émois sexuels et les grands questionnements existentiels…

Dans cette scène, Lou me racontait le rire des femmes de sa tribu… et sa nuit de noce!  Cette nuit là, son mari était tellement saoul qu’il s’était endormi au lit, la laissant seule. En bas, la foule attendait, selon la tradition, l’apparition du drap taché de sang, prouvant la virginité de la jeune mariée et la virilité de l’homme. C’est finalement « l’homme d’honneur » du mari qui, sachant que le marié serait inopérant, est allé discrètement frapper à la porte des épousés et a dépucelé Lou, alors que le nouveau marié ronflait tout à côté!! Ce récit était fabuleusement rendu par Marie Cardinal, et représentait un moment tout à fait suave dans la pièce!

*1983*

LA CALIFORNIE création collective

Il s’agit certainement du spectacle le plus étrange auquel il m’ait été donné de participer au NTE! Une création collective basée sur des associations d’images, d’impressions et d’idées, pour arriver à une sorte de structure de représentation. À bas le récit linéaire, logique, psychologique et dramatique, on se promène ici dans des zones impressionnistes, des flashs, des morceaux de rêves, sans liens et sans rapports les uns avec les autres, sauf un seul petit élément, visuel ou simplement analogique qui nous amène au segment suivant. Au final, une série de 84 tableaux de 30 secondes à 3 minutes, entrecoupés de “noir”… Sur la photo, ces 4 petites filles qui rigolent dans la nuit, donnaient l’impression d’un dortoir de couvent, à une époque où les interdits et les non-dits étaient légions, mais la vie, les sens en éveil eux ne dormaient pas, et rigolaient sous les couvertures…

La Californie-1
Quel plaisir nous avons eu à laisser aller nos imaginations et en même temps, une grande rigueur prévalait dans notre mode de fonctionnement, nous obligeant à être tous les huit unanimes dans le choix des tableaux!

*1996*

MATINES: SADE AU PETIT DÉJEUNER

 

Jouer à 7h30 le matin des extraits de «La philosophie dans le boudoir» de Sade… oh là là, une expérience vraiment unique, loufoque, fabuleuse! Un dépaysement total, autant pour les acteurs que pour les spectateurs, et quel concept extraordinaire!  Les gens venaient «petit-déjeuner» en nous écoutant baiser à la radio, puis échanger devant eux sur nos différentes histoires de découverte sexuelle et notre exploration des propos philosophiques et politiques plutôt brillants du coquin Marquis… À 8h30 du matin, le public sortait, mallette sous le bras pour aller travailler, l’œil vif, le cerveau en alerte, complètement allumé… et nous aussi, il va s’en dire!

Matines Sade au petit d├®jeuner
C’était aussi le dernier spectacle de Robert Gravel, il mourait brusquement à peine 3 mois plus tard.

*2012*


INVENTION DU CHAUFFAGE CENTRAL EN NOUVELLE-FRANCE

1ère pièce de la trilogie L’histoire révélée du Canada français, 1608-1998

Un autre incroyable périple! Alexis Martin réalise là un rêve qu’il avait avec Jean-Pierre Ronfard: écrire une pièce sur notre Histoire! Et il relève ce formidable défi en créant, avec Daniel Brière à la mise en scène, une trilogie qui visitera près de 400 ans de l’histoire du Québec à travers 3 thèmes bien précis: notre rapport au climat, les cours d’eaux et la nourriture. Moins ambitieuse en longueur que le Roi Boiteux dont le cycle total durait 15 heures, cette trilogie l’est tout autant par la profondeur, la densité et la diversité des styles, vu les quatre siècles qu’elle traverse!

Ce projet nous donnera à nous, les acteurs, la possibilité de rencontrer et d’interpréter une multitude de personnages réels ou inventés, de visiter et mélanger joyeusement les époques et de se colletailler à différentes langues, enfin de nous déployer dans des registres que l’on a rarement le loisir d’explorer en dehors du NTE.

Invention du chauffage central

Sur cette photo, je suis Eva Circé Côté, l’une des rares libres-penseuses du début du 20e siècle, qui coanime ici  avec Charles Couillard (Luc Guérin), le cercle historique du comité Action-Chômage de St- Rock. Une scène magnifique qui basculait dans un des moments les plus tragiques de notre Histoire: la rébellion des Patriotes de 1837 et le saccage que les Anglais ont perpétré dans le but de nous assujettir. Luc Guérin devenait alors Louis-Joseph Papineau et nous livrait un vibrant discours sur l’importance de reprendre notre destinée en main.

*2014*

LE PAIN ET LE VIN
3e pièce de la trilogie d’Alexis Martin et Daniel Brière

Le pain et le vin _ version trilogie

La seule des trois pièces qui se déroulera de façon chronologique, c’est-à-dire de 1608 à 1998. On est ici en 1837. Dans la scène, on saigne le cochon et chacune des parties de la bête sera utilisée… pas de gaspillage! C’était l’époque où tout le monde se serrait les coudes, payait sa dîme et rendait grâce. Dans cette dernière partie de la trilogie, l’auteur, dans une facture toujours joyeuse, tient des propos plus graves et son constat, bien que dramatique, se veut tout de même  porteur d’espoir. Il nous rappelle  les valeurs communautaires qui ont permis à notre peuple de traverser les siècles et nous invite à les retrouver un peu, car un avenir basé sur les valeurs individualistes qui prévalent en ce début de 21e siècle, est voué à l’échec, à notre disparition! J’ai eu l’honneur et le bonheur d’y jouer Mme Jehanne Benoît, une pionnière de notre cuisine nationale, une femme remarquable et méconnue de notre histoire, comme tant d’autres… Encore merci Alexis et Daniel!


Christian Vézina «Le poète en robe de chambre»

Le 9 Février 2015 - NTE

De février à avril 2015, c’est votre chance de découvrir le maître d’oeuvre de notre prochaine création Collection printemps-été, Christian Vézina.

Christian Vézina 1

La série de spectacle «Le poète en robe de chambre» sera l’occasion de découvrir le répertoire et les coups de cœur de l’artiste.
Voici les dates à retenir !

 Maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie

Des poèmes dans sa guitaredimanche 8 février à 15 hrs
Artiste invité: Thomas Carbou, guitariste improvisateur

Tout Ferron en quelques contes, le dimanche 29 mars à 15 hrs

Cousin, cousine, le dimanche 12 avril à 15 hrs
En compagnie de Lorraine Pintal, Christian Vézina explore  parenté littéraire de St-Denys Garneau et Anne Hébert.

À la Maison Brignon-dit-Lapierre (Montréal-Nord)

Des poèmes dans sa guitare,  mercredi 11 février 19 hrs

Je voulais te lire quelque chose, mercredi 15 avril 19hrs Mon invitée est Maude Guérin
Artiste invitée: Maude Guérin

Rendez-vous sur le site d’Accès culture Montréal pour plus d’informations et billets.