Carnet de bord

Cette section du site est dédiée à l'expérimentation. Nous partagerons avec vous les différents éléments de recherche qui inspirent nos spectacles. Cette page, en constante évolution, sera nourrie régulièrement. Revenez-y souvent!


Joyeux Noël quand même…

Le 17 Décembre 2014 - NTE


Vidéo « transcendantal » pour les 35 ans du NTE !

Le 4 Décembre 2014 - NTE


L’école Robert-Gravel

Le 2 Décembre 2014 - NTE

C’est en présence de la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon, qu’a eu lieu, le 17 novembre 2014, le dévoilement du nouveau nom de l’école secondaire Saint-Louis qui s’appelle désormais l’école Robert-Gravel. La cérémonie s’est déroulée en présence de membres de la famille de Robert Gravel ainsi que des personnalités du monde du théâtre : Daniel Brière, Danielle Proulx, Alexis Martin et Guylaine Tremblay.

Robert-Gravel n’est pas une école comme les autres : elle est la seule école du Québec entièrement dédiée à un programme art/études en art dramatique. Elle offre deux profils, soit l’interprétation et la production.

Voici l’allocution prononcée par Daniel et Alexis lors de la cérémonie :

« Robert GRAVEL a eu plusieurs passions dans sa vie, ce fut une vie de passionné et une vie passionnante que la sienne!
Des passions qu’il a pratiquées avec rigueur et plaisir, deux termes qui ne sont pas antinomiques dans son cas, activités diverses qu’il a cultivées de nombreuses années avec cette exigence de fidélité qui le caractérisait avant tout : Robert Gravel, c’est l’homme qui était droit comme l’épée du Roi!

Le Théâtre, bien sûr, mais aussi le dessin, l’écriture, l’improvisation… il aimait beaucoup la vie et cet amour se traduisait par une curiosité insatiable : astronomie, botanique, archéologie, chansons, calligraphie.

Et puis, surtout, malgré tout, malgré eux, dirais-je, il aimait les êtres humains. »

« Oui : les êtres humains, et particulièrement ceux qui ont été ses élèves! Car Robert a été, pendant de nombreuses années, un superbe professeur d’improvisation à l’École nationale de théâtre. Plusieurs de ses élèves sont aujourd’hui des comédiens reconnus, et certains ont eu l’occasion de s’illustrer dans les pièces qu’il a écrites.
Sa passion pour le théâtre, son amour de l’enseignement en font le candidat tout désigné pour la renomination de cette école qui met l’accent sur l’art théâtral.

Je crois que nous pouvons dire, mon camarade et moi, sans l’ombre d’une hésitation, que cette école qui porte désormais le nom de Robert Gravel, porte le nom d’une promesse qui n’a pas fini d’essaimer et de donner des fruits. »


Recette des herbes salées du Bas-du-fleuve

Le 14 Octobre 2014 - NTE

Confectionnez dans le confort de votre foyer notre recette inédite d’herbes salées du Bas-du-fleuve

« Hacher très fin en quantités égales : ciboulette, sarriette, persil, carotte râpée, feuilles de céleri et queue d’oignons verts. Bien mélanger dans un cul-de-poule. Mettre dans des pots stérilisés en alternant des couches d’herbes de 2,5 cm avec des couches de gros sel. Ajouter 30 ml d’eau froide. Couvrir et laisser macérer quelques temps avant d’utiliser. »

Extrait du livre de Martin Fournier, Jardins et potagers en Nouvelle-France, Édition du Septentrion, Sillery, 2004.


Les Gigonis Brothers

Le 30 Septembre 2014 - NTE

Coup d’éclat lors de la soirée en hommage à Marthe Boulianne le 26 août dernier à Espace Libre, alors que les Gigonis Brothers ont offert une prestation électrisante devant un public en délire et complètement sous le choc de cette apparition surprise.


Voici un résumé de leur carrière, gracieuseté de Chansonpédia (2014) :

Les Gigonis Brothers, Tonio et Armano, sont nés et ont grandi dans le quartier italien de Roberval, au Lac St-Jean. Ils ont fait leurs premières apparitions lors de la série de cabarets qu’a donnée le NTE à Espace Libre au milieu des années 90. Ils y présentaient des créations originales, souvent inspirées par la chanson populaire du moment, sortes de récits poétiques et dansants, entrelardés de récitatifs lyriques. Ils nous ont aussi offert plusieurs sketchs, auxquels prenaient part certains de leurs bons amis, tels le Dr Rusty Staub ou encore le chanteur Francis Martin.

Après un passage mitigé au Festival Juste pour rire, ou manifestement le public et les organisateurs n’étaient prêts à accueillir leur poésie, ils ont peu à peu mis un frein à leurs activités.

On a quand même pu les voir lors d’une émission du Plaisir croit avec l’usage en hommage à Guylaine Tremblay, une de leur vraie fan.

Reviendront-ils sur scène ? Bien malin qui s’aventurerait à statuer là-dessus.

Quelques-uns de leurs titres : Tiens moi la branche, Un soir à Chicoutimi, Ce soir on fait l’amour à l’italienne, ou encore Bamboula.

———–

Et en exclusivité mondiale, voici les paroles de leur succès Le petit matin à l’hôtel :

Le petit matin à l’hôtel

Le petit matin lève un œil sur notre amour
Et nos deux corps sans sève se disent le bonjour
Danse…
Quelle veillée d’amour avons-nous passé là?
Près de ton carrefour mon corps tu l’enchaînas

Nos deux anatomies l’une à l’autre ont promis
Les trésors du couplage que permets ton ancrage

Refrain
Par des caresses des cochonneries
Par des promesses d’érotomanie
Par nos organes tressés dans la nuit
Et tous les astres qui disaient oui!
Danse…

Par ta chemise déclose
Une vallée offerte
Deux pentes qui s’adossent
Oh! La douce croisette!

Poème
Car tu le sais Hélène, les yeux pleins de sable et la berge dure sous nos pas,
Nous nous en sommes endormis d’un long rêve
Mais les lumières du chalet nous en chargerons de nous en éveiller

Danse…

Mais il faut se quitter
Déjà je sais c’est dur
C’est la fin de l’été
La clef dans la serrure

Refrain
Oh tu es si forte dans ta faiblesse
Oh tu es si tendre dans ta freignesse
Mais ce dernier mot il n’existe pas
Car je le forge juste pour toi
Solo

Je te laisse enceinte, tu iras chez ta mère
Qui calmera tes plaintes, moi je reprends la mer

Et un beau jour qui sait? Si ça adonne ben
Reviendrai enfourner Mon désir en le tien…
Refrain
Par des caresses, des cochonneries
Par des promesses d’érotomanie
Par nos organes fumés dans la nuit
Et tous les astres qui disaient Oui!


Inspiration pour l’écriture et la création de la trilogie

Le - NTE

Dans les dernières années de sa vie active, mon père, le journaliste Louis Martin, était l’un des rédacteurs du projet télévisuel de Radio-Canada : «Le Canada, une histoire populaire».
Je me souviens d’avoir parler souvent avec lui des prémisses de ce projet : notamment, mon père s’interrogeait sur la façon de traiter l’histoire du continent, mais sans passer par les canaux habituels, en évitant l’historiographie officielle, convenue. Mon père cherchait une façon de raconter de façon concrète l’histoire de cet immense territoire, une forme de récit qui pourrait toucher le public très large de Radio-Canada, tout en restant collée aux faits…

C’est alors qu’il m’a parlé, un soir glacé de novembre dans son bureau à l’étage, l’ancienne chambre qu’un de mes frères et moi avions partagé longtemps; je me souviens qu’il m’a parlé de raconter cette histoire du pays, mais en suivant le fil… des rivières. Il fallait raconter l’histoire du Canada à partir des rivières, disait-il; oui : leur occupation, leur aménagement, leur situation géopolitique. Tout devait pouvoir s’expliquer à travers les cours d’eau, ces voies royales de pénétration dans un pays neuf… du moins pour les Européens ! Plus tard arriveraient le chemin de fer et l’automobile, mais à cette étape, je compris qu’il envisageait une exploration géophysique, un récit inspiré par la géographie comme point de vue déterminant, principal, de l’œuvre.

C’est un peu cette optique que nous avons choisi, Daniel et moi, pour construire la trilogie de «L’histoire révélée du Canada français 1608-1998».
Le premier volet s’articule autour du chauffage (le climat) ; le deuxième comprend les rivières (les voies d’échanges) et le troisième l’alimentation (le corps et le sang). Bien sûr, il ne s’agit jamais d’inventaire ou de parcours exhaustif ; il s’agit au contraire de stimuler l’imagination et la pensée métaphorique, associative. Le spectateur n’est pas convié à une dégustation encyclopédique mais à une élucubration, une fabulation inspirée par un thème précis, où faits avérés, « historiques », et développements intempestifs se mêlent dans un ballet imprévisible !

Alexis MARTIN


Texte d’Alexis sur la fiction versus l’histoire

Le 16 Septembre 2014 - NTE

Lacunes, fiction, histoire

La nature lacunaire de l’histoire est la chance de la fiction : c’est dans les blancs de l’histoire, ses trous, que le roman du théâtre peut naître.  Je sais tout ce qu’il y a de grave à vouloir jouer avec cette portée explosive de l’histoire : on ne s’amuse pas impunément avec la « vérité historique » ! Encore faudrait-il la cerner, cette vérité historique! Je peux certes dire avec les historiens que telle bataille a bien eu lieu à Verdun, et que tel homme est bien né en 1964. Cependant, je doute qu’aucun d’eux ne puisse prétendre m’expliquer de façon exhaustive et définitive le pourquoi et le comment de ces événements. L’historien, comme l’écrivain de fiction, est condamné à l’intrigue : bâtir un récit parcellaire autour d’un fait, d’un geste, d’un nom; insérer ce récit dans une série de récits plus longue, qui le dépasse et l’inclut; désigner les suites qu’il promet. C’est ce qui arrive, du moins, quand l’auteur de théâtre choisit un fait ou un personnage historique; il brode lui aussi autour d’un fait avéré. Mais une différence apparaît rapidement : l’auteur de fiction brode avec un sans-gêne épouvantable, sans vergogne, tirant son récit vers la cause de l’art dramatique, parce que pour lui, c’est ce qui est dramatique qui est intéressant. Là où l’historien compose avec prudence, s’appuyant sur des sources, protestant sans cesse de sa neutralité, s’armant d’une variété de points de vue, se réclamant même d’une part de l’esprit scientifique, toutes excuses courantes dans ce domaine, l’auteur de théâtre, lui, avoue d’emblée sa faiblesse, sa maladie : la vérité qu’il cherche n’est pas la vérité historique, mais la vérité de sa propre interrogation (son drame! ).

Alexis Martin
Extrait de la postface de « Transit section 20 suivi de Hitler », Martin Alexis et Ronfard Jean-Pierre, Éditions Boréal, Montréal, 2002.


Bibliographie d’Alexis Martin pour l’écriture de la pièce « Le pain et le vin »

Le 3 Septembre 2014 - NTE


BIBLIOGRAPHIE
:

Se nourrir au quotidien en Nouvelle-France, Bernard Audet , GID, Québec, 2001.
Menu quotidien en Nouvelle-France, Hélène-Andrée Bizier, Art Global, Montréal, 2005.
À table en Nouvelle-France : alimentation populaire et grastronomie, Yvon Desloges, Septentrion, Sillery, 2009
Jardins et potagers en Nouvelle-France, joie de vivre et patrimoine culinaire, Martin Fournier, Septentrion, Sillery, 2004
Histoire des peurs alimentaires, Madeleine de Ferrières, Seuil, Paris, 2002
Chroniques gastronomiques québécoises, Jean-Pierre Lemasson, Del Busso, Montréal, 2012 >
Totem et tabou, S. Freud
Le mangeur hypermoderne, François Ascher, Odile Jacob, Paris, 2005.
Nudités, Giorgio Agamben, Rivages, Paris, 2009.
La Souveraineté, Georges Bataille
Les Hurons-Wendats. Une civilisation méconnue, Presses de l’Université Laval, 1994.
Relations des Jésuites, 1647-1655, Éditions du Jour, Montréal 1972.
La Cuisine raisonnée, c.n.d., Fides, Anjou, 2008.
La jungle, Upton Sinclair, Éd. Gutenberg(352), 2008
L’encyclopédie de la cuisine de Jehane Benoit, Renouveau pédagogique (édition), Ville Saint-Laurent, 1991.
Martyrs du Canada, H. Fouqueray, s.j.
Blessures de mémoire, Michel Schneider. Gallimard, Paris, 1980.
Le rêve de Champlain, David Hackett Fischer, Boréal, Montréal, 2011.
L’Annedda ou l’arbre de vie, Jacques Mathieu, Septentrion, Sillery, 2009.
Dialogues avec un sauvage, Louis Lahontan, Lux, Montréal, 2010.
Histoire des patriotes, Gérard Filteau, Septentrion, Sillery, 2003.
Papineau, discours colligés par Y. Lamonde et C. Larin
Théorie de la signature des plantes, Michel Denizot,  Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, 2006.

 

 

 


La pub web “Le pain et le vin”

Le 27 Août 2014 - NTE


Entrez dans les coulisses de la trilogie

Le 9 Juin 2014 - NTE


La trilogie… aucun répit pendant les pauses !

Le 2 Juin 2014 - NTE


Une présence scénique incroyable… un magnétisme fou !

Le 21 Mai 2014 - NTE

Pour ses nombreux admirateurs, voici quelques secrets sur Shaddy, la chienne qui accompagne les acteurs de la trilogie depuis le tout premier volet.


Shaddy
est une Labrador/bracque âgée de 7-8 ans.
Pierre-Antoine Lasnier, comédien dans la trilogie, est son troisième maître à vie. On ignore ce que sont devenus ses deux premiers maîtres et l’on s’inquiète un peu pour Pierre-Antoine…  Blague à part, Shaddy est une grande pacifique. Plus joueuse que chasseuse, elle n’a jamais fait de mal à un chat, ni même à un écureuil.

L’hiver dernier, elle s’est perdue pendant toute une nuit près du Mont-Royal.D’aucuns l’auraient aperçu monter les marches de l’Oratoire… Elle a finalement été retrouvée, saine et sauve, sur le paillasson d’un 2e étage, chemin Queen Mary.

Ses parcs préférés : le Mont-Royal bien sûr, et le parc Lafontaine (sans laisse).
Son met favori : peau de saumon, bio ou pas, selon le portefeuille du maître.

Shaddy adore venir travailler au théâtre.
Au départ, elle a eu maille à partir avec Luc Guérin (male alpha?) lors des répétitions du spectacle « Invention du chauffage… ».  Par contre, elle s’est très rapidement entichée de Jacques L’Heureux, grand complice du NTE.  François Papineau peut aussi se targuer d’avoir un fort ascendant sur Shaddy, même si Alexis Martin la courtise continuellement. Quant à Steve Laplante, il est, parait-il, un peu blessé par l’indépendance de Shaddy. Domique Pétin, qui se méfiait des chiens depuis sa tendre enfance à cause d’une expérience traumatisante, est tombée sous le charme de Shaddy : « une chienne loyale, docile, sensible et intelligente, qui m’a donné envie d’adopter Baptiste, un Border Collie vif et brillant avec lequel je partage maintenant mon quotidien ».

Voilà pour la petite histoire.
Longue vie à Shaddy !


À propos de Marthe BOULIANNE

Le 13 Mai 2014 - NTE

Marthe Boulianne, notre chère codirectrice, a reçu le Prix Sentinelle Carrière du CQT le 27 mars dernier lors de la Journée Mondiale du Théâtre. Ce prix prestigieux vise à souligner la contribution exceptionnelle d’un travailleur culturel œuvrant dans le milieu théâtral. Voici l’hommage que Daniel Brière et Alexis Martin lui ont rendu lors de la remise du prix:

« À la fois, administratrice, gérante de chantier, cusinière de haut vol, cheerleader artistique, organistarice, lobbyiste, infirmière, comptable, Marthe BOULIANNE est l’exemplification même des ces infatigables travailleuses de la culture sans qui la scène culturelle et artistique québécoise n’existerait tout simplement pas. En trente ans de travail constant, parfois ingrat, souvent heureux, elle a présidé à la rénovation d’un théâtre, Espace libre, la consolidation et le développement d’une compagnie de création qui fête ses trente-cinq printemps cette année, l’animation d’innombrables soirées de première, la coordination d’une forme pionnière de partage des ressources entre plusieurs compagnies aux missions dissemblables…

Somme toute, elle a partagé avec nous et tous les spectateurs sa passion pour un art véritablement vivant, à la fois original et accessible, devenant elle-même le prototype du spectateur engagé, ce spectateur qui veut à tout prix que l’œuvre advienne, naisse, dans les meilleurs conditions possibles, et ce pour son plus grand plaisir. Une spectatrice avertie des écueils et des forces qui troublent ou propulsent la création dans une culture minoritaire, trop souvent en butte à l’incompréhension des pouvoirs publics, mais qui refuse de mourir, qui clame avec acharnement son droit à dire, sa foi dans le destin artistique de tout homme et de toute femme, car le philosphe nous le dit : c’est en poète que l’homme habite la terre; c’est-à-dire : notre destinée est de faire apparaître ce qui est occulté, donner à voir, pro-duire, conduire à la lumière, et c’est le sens du mot : [τεάτρ].»

Alexis Martin et Daniel Brière