Carnet de bord

Cette section du site est dédiée à l'expérimentation. Nous partagerons avec vous les différents éléments de recherche qui inspirent nos spectacles. Cette page, en constante évolution, sera nourrie régulièrement. Revenez-y souvent!


Invention du chauffage central en Nouvelle-France: notes de mise en scène

Le 12 Décembre 2011 - NTE

Invention du chauffage central en Nouvelle France
(premier volet de L’histoire révélée du Canada français: 1608-1998)

Mise en scène
Introduction :
Comment mettre en scène cette Invention du chauffage en Nouvelle-France, par quel bout commencer? Comment mettre en scène une grande trilogie qui se déroule de 1608 à 1998? Ce n’est pas évident de vous décrire la mise en scène d’un spectacle avant même d’avoir débuté les répétitions. Beaucoup de désirs, d’intuitions, d’impressions qui vont naître, grandir, se transformer, pour parfois être abandonnées. Elles prendront forme au fil des rencontres et des sessions de travail. Nous sommes dans un processus de création et je tiens à garder la porte ouverte …

Choisir des acteurs et des actrices, généreux, inspirés et inspirants. Rassembler une équipe de concepteurs expérimentés, des collaborateurs de longue date qui connaissent bien notre univers, notre façon de concevoir des spectacles au NTE, qui connaissent aussi mon travail de metteur en scène et ma façon de travailler.

À l’heure qu’il est, il serait donc prématuré de vous décrire une mise en scène qui n’est qu’à l’étape d’intuitions et de désirs. Pourtant, depuis des semaines, au fil des différentes versions du texte d’Alexis, au fil de mes lectures et de mes rêveries, j’ai pris des notes qui orienteront ma mise en scène, ses grandes lignes, ses inspirations et je les partage avec vous ici :

Le BLANC sera la couleur du premier volet de notre trilogie.
La texture du premier spectacle et ses grands traits seront inspirés du froid et du blanc de l’hiver; la neige, la glace, la tempête, le vent, la poudrerie. Je souhaite une radicalité, un perpétuel contraste entre le froid et le chaud, entre la glace et le feu, l’extérieur et l’intérieur.

Au centre de l’espace, une cabane avec un poêle à bois. C’est le lieu principal de toute l’action. Précaire, poétique, essentielle, la cabane est l’image du refuge par excellence. Elle est le lieu du rêve et de la protection, du repli sur soi et de l’échappée imaginaire. Un monde clos qui verra défiler des hommes et des femmes, ceux qui forgeront, en autant d’histoires, notre saga.

Des images seront projetées : la vastitude du territoire glacé, des impressions tantôt hostiles, tantôt accueillantes, les mots de Gaston Miron. Je souhaiterais privilégier des apparitions image par image, plutôt que de la projection vidéo conventionnelle. Des œuvres comme celle de René Derouin, extraites de la « suite nordique » et de la « suite hiver ». Parfois réalistes, plus souvent impressionnistes, ces projections viendront envelopper les acteurs, alors cernés par l’hiver.

Les spectateurs seront assis tout autour de la cabane, ils viendront envelopper cet univers. Rassemblement comme autour d’un feu de camp. Rituel. Les acteurs et les spectateurs dans le même rituel. Ensemble.

Une mise en scène radicale et épurée.
Nous ne suivrons pas une chronologie, les époques se mêleront, ponctuées par les tempêtes, les rafales, la poudrerie et les redoux. Pas de multiplication de lieux, de surcharge d’accessoires : des acteurs qui composent suffisent à nous faire voyager dans le temps et l’espace. Le corps, la voix, le texte : la source même du jeu d’acteur. Une sorte d’archaïsme du jeu, dans un environnement éminemment moderne.

Les costumes se résumeront à un ensemble de manteaux. Uniquement des manteaux, un défilé de styles, d’époques, comme autant de protection et de moyens d’affronter les intempéries, les écarts de température, l’aridité du climat. Beaucoup de fourrure, des polars, des redingotes.

La musique : inspirée du vent. Le vent obsédant, pénétrant, incessant. Cet élément inséparable de l’hiver est présent même quand il se tait, même quand il n’est qu’au loin. La musique serait-elle donc une manière « d’organiser » le vent? De le transformer en chœur, de le contrôler, de le dompter? Quelle sera la mélodie? Peut-on faire d’un élément furieux une mélodie?

La neige : faire neiger au théâtre. Où faire neiger? Dans la cabane, bien sûr :
Transposition de la fureur des éléments : les tempêtes hivernales ont un impact qui traverse toute forme d’abri; soudain l’hiver pénètre la cabane, la brouille. La cabane devient boule de neige. La cabane ne protège plus de l’hiver; la cabane contient l’hiver.

Daniel Brière, metteur en scène.


Invention du chauffage central en Nouvelle-France

Le 1 Décembre 2011 - NTE


Photos Zoo 2011 de Michel Ostaszewski

Le 26 Octobre 2011 - NTE



En guise de préambule à ZOO 2011

Le 6 Octobre 2011 - NTE


Souvenirs de Zoo 1977 : entretien avec Alice Ronfard

Le 29 Septembre 2011 - NTE


Entrevue avec Yvon Leduc, co-fondateur de la LNI et participant de la première mouture de Zoo

Le - NTE


Le spectateur émancipé

Le 21 Septembre 2011 - NTE

Le spectateur émancipé, Jacques Rancière, éditions La fabrique, Paris 2008 

«Il faut un théâtre sans spectateurs, où les assistants apprennent au lieu d’être séduits par des images, où ils deviennent des participants actifs au lieu d’être des voyeurs passifs» p.10

«Le spectateur aussi agit comme l’élève ou le savant.  Il observe, il sélectionne, il compare, il interprète.  Il lie ce qu’il voit à bien d’autres choses qu’il a vues sur d’autres scènes, en d’autres sortes de lieux.  Il compose son propre poème avec des éléments du poème en face de lui. (…)  C’est là un point essentiel : les spectateurs voient, ressentent et comprennent quelque chose pour autant qu’il compose leur propre poème, comme le font à leur manière acteurs ou dramatuges, metteurs en scène, danseurs ou performeurs.» p.19

«la performance n’est pas la transmission du savoir, du souffle de l’artiste au spectateur.  Elle est cette troisième chose dont aucun n’est propriétaire, dont aucun ne possède le sens, qui se tient entre eux, écartant toute transmission à l’identique, toute identité de la cause et de l’effet.» p.21


Libres-penseurs et matière à réflexion

Le 14 Septembre 2011 - NTE

Au coeur de Zoo 2011, on trouve non pas des individus, mais des pratiques: pratiques hétérogènes, singulières, divergentes; pratiques de subsistance, de résistance, de mise en consistance.

Chacun à leur manière, Isabelle Stengers et Matthew B. Crawford nous rappellent la vive irréductibilité des pratiques.

Éloge du carburateur. Essai sur la valeur et le sens du travail, Éditions Logique, Montréal, 2010.

“La génération actuelle de révolutionnaires de la gestion s’emploie à inculquer de force la versatilité et la flexibilité aux salariés, et considère l’ethos artisanal comme un obstacle à éliminer. Le savoir-faire artisanal signifie en effet la capacité de consacrer beaucoup de temps à une tâche spécifique et de s’y impliquer profondément dans le but d’obtenir un résultat satisfaisant. Dans la novlangue de la gestion, c’est là un symptôme d’introversion opérationnelle excessive (being ingrown). On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, qui ne cesse de vibrionner d’une tâche à l’autre et se fait un point d’honneur de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Songez seulement au plombier accroupi sous l’évier, la raie des fesses à l’air.” p. 29

La sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La découverte, Paris, 2007.

“Les sorcières néopaïennes ont appris que la technique, ou l’art, le craft qu’elles nomment magie n’est pas d’abord ce qu’il s’agit de retrouver, au sens du secret authentique. (…) Elles ont (ré)appris la nécessité de tracer le cercle, de créer l’espace clos où puissent être convoquées les forces dont elles ont un besoin vital.” (p.187)


Souvenirs de Zoo 1977

Le 2 Août 2011 - NTE

Yvon Leduc, co-fondateur de la LNI, collaborateur de longue date du NTE  et surtout participant à la première mouture de Zoo, partage ses souvenirs.

Nous remercions Claire Beaugrand-Champagne pour le partage des photos.


Le trottoir devant la Maison de Beaujeu au 320 Notre-Dame Est à Montréal. Robert “Bobby” Breton, clown émérite, annonçait notre spectacle Zoo, comme l’indique la pancarte, notre seul instrument de marketing. (Les budgets de l’époque n’étaient pas plus importants qu’aujourd’hui. ) Le prix d’entrée était plutôt raisonnable et même moins cher que n’importe quel véritable zoo.


 

L’incomparable Robert Gravel, qui jouait le gardien et le guide du Zoo, attendant avec patience les premiers spectateurs sous les cris : « Tiens, voilà du boudin » des participants qui se plaçaient en situation à leurs places respectives.


 

La femme accidentée jouée par Anne-Marie Provencher qui a su courageusement se maquiller de Ketchup par ces soirées chaudes de juillet.


Le couple nu,  une femme et un homme , les plus connus que nous ayons eu comme participants. Vous aurez reconnu l’auteure Marie Cardinal et son mari Jean-Pierre Ronfard, qui a un petit air Jean-Paul Sartre. Dans ce coin cuisine, le couple s’engueulait en écoutant la radio.


Jean-Pierre Gravel (aucun lien de parenté avec Robert) déguisé soi-disant en ours polaire des changements climatiques à venir. Il accueillait les spectateurs à la sortie.


Yvon Leduc en homme-grenouille sous l’aquarium abritant poissons rouges, carpes et autres barbottes. On leur faisait face en pénétrant dans l’allée des “zombies divers”.


Face à ” La femme accidentée “, notre porcherie avec nos trois petits cochons : Roger, Gaetane et Rachel, entraînés par Benoît.


L’équipe de Zoo 1977


Extraits d’un texte sur Zoo 1977

Le 27 Juin 2011 - NTE

Extraits d’un texte écrit par Robert Gravel et publié dans la revue TRAC

« Il serait intéressant un jour, dis-je, de faire un jardin zoologique dans notre théâtre, un jardin où l’on ferait alterner des animaux vivants et des êtres humains dans des cages, avec des spectateurs qui déambuleraient à travers comme dans un véritable zoo… » 

Il fut décidé durant le mois d’avril ’77 que j’allais me charger de mener à bien le projet…Une première échéance fut fixée au 24 juin, date qui semblait idéale pour ouvrir une ménagerie. Pour faire le zoo, c’est-à-dire le penser et le construire, je demandai d’abord à Yvon Leduc et Benoît Ronfard de se joindre à moi…Je connaissais leur ardeur au travail de même que leur esprit d’initiative…Tous les trois nous mîmes sur papier un aperçu de ce que devait à peu près contenir les cages.

Ce fut sur la terrasse du restaurant de la Maison de Beaujeu (qui regarde le marché Bonsecours), par un soit tiède de la fin du mois de mai, que nous décidâmes d’un plan d’attaque qui allait nous permettre, dans la mesure du possible, de trouver tout le matériel  nécessaire sans débourser d’argent…(déjà quelques mannes folichonnes volaient en désordre autour des lumières de la terrasse…) Une solution s’offrait immédiatement à nous : trouver tout le matériel dans les « dompes » ou si vous préférez dans des dépotoirs…Nous décidâmes de prendre deux fins de semaine pour trouver tout le matériel…Nous allions faire quatre sorties, quatre battues dans les environs de Montréal à la recherche de dompes… La première date choisie fut le samedi 4 juin. Dès cette première journée, nos recherches nous amenèrent jusqu’en Ontario et c’est là, sur la route Montréal-Ottawa, avant d’arriver à L’Orignal, que nous trouvâmes une des dompes les plus accueillantes qu’il me fut donné de visiter….S’y côtoyaient d’intéressants détritus ménagers et des déchets industriels des plus originaux…Ce jour-là, le samedi 4 juin, le soleil éclairait vivement cette dompe magnifique et faisait ressortir les mille et un tons de brun…Nous étions gais!

Ainsi chaque soir nous revenions joyeux, les deux véhicules chargés à ras bord de marde fraîche que nous dompions derrière le restau de Beaujeu…Puis le lendemain, nous repartions de plus belle vers de nouvelles aventures! Ici je me dois de donner une mauvaise mention à la dompe de Sainte-Julie car c’est là que nous fûmes le plus mal accueillis. Dès notre arrivée là-bas nous vîmes des morceaux qui excitèrent notre imagination… À peine avions-nous commencé à les embarquer dans les camions qu’une grosse Cadillac ’63 verte arriva brusquement dans un nuage de poussière… Au volant était une grosse femme d’une laideur excessive qui n’a pas été gentille du tout… Elle a dit que c’était à elle la dompe pis qu’on faisait mieux de s’en aller au plus vite parce qu’elle irait chercher son mari pis ses gars… ( À quelle sorte de Hillbellys aurions-nous eu à faire? C’était Délivrance!) Je m’avançais prudemment. « Madame, nous ne savions pas que vous étiez propriétaire de cette dompe…nous regrettons… mais nous sommes prêts à payer les morceaux que nous prendrons…c’est pour un spectacle de théâtre… nous sommes des artistes… » Ses deux petits yeux sournois s’éclairèrent une fraction de seconde (sans doute pensait-elle à Rue des pignons, son émission favorite…) mais redevinrent aussitôt méchants… Elle s’était engagée trop loin dans sa colère « Allez-vous-en bande de tabarnak! » meugla-t-elle! Nous DÉGUERPITES!… 

À 7h. (a.m.) le lundi 13 juin, nous commençâmes à charrier le matériel de l’arrière du restaurant à l’intérieur de théâtre… C’était énorme. Il y avait des tonnes de planches délavées, des tonnes de pitounes, des mille de broches, des bouts de clôture à neige, des grilles, du grillage, du screen, un vieux puit de lumière, des pièces d’auto, des morceaux de canoës, des cèdres, du plastique sous toute les formes, un aquarium à ménés, des vieux stores vénitiens, de la brique rouge, des portes de grange au complet, des animaux empaillés, de la paille, du sable, des outils et des clous! Dans l’après-midi de ce même 13 juin, nous élaborâmes sur papier un vague plan du zoo… L’idée en gros était d’établir une première partie à l’allure « saine » avec du grand air et de la verdure, le dôme géodésique devant être l’élément principal de cette section… puis, une deuxième partie devenant de plus en plus étroite et étouffante avec l’apparition des cages à humains… C’était le plan en gros, le reste allait être improvisé…

Le zoo prenait forme… sans idéologie (apparente) … sans l’idée de choquer… ou d’amuser… il prenait forme… that’s all! Le 24 juin approchait… Dans ma tête, trois problèmes se posaient : premièrement, les risques d’incendies… maintenant, la sortie de secours allait être atteignable qu’après être passé par l’étroit couloir des zombies… Or, une seule personne pouvait s’y glisser de front… et tout ce bois employé qui devenait de plus en plus sec à mesure que nous avancions dans les travaux… nous allions ignifuger bien sûr… mais si le gros inspecteur des incendies retontissait et, cherchant la sotie de secours, déchirait son costume dans l’étroit couloir? Deuxièmement : j’avais énormément de difficulté à imaginer que des animaux vivants allaient entrer dans ce local, au-dessus d’un restaurant!… J’imaginais toute la marde à ramasser, les soins à apporter aux animaux qui ne manqueraient pas d’être malades… et les problèmes possibles avec les gens de la santé et de l’hygiène… je pensais aux mouches et aussi aux rats qui allaient peut-être infester la Maison de Beaujeu! Troisièmement : le problème de recruter des comédiens me hantait…il fallait trouver 15 comédiens au minimum ( un zoo ne connaissait jamais de maximum) qui allaient accepter d’habiter les cages quatre heures d’affilée et ce durant 30 jours au moins!

Un coup que l’environnement fut installé, il fallut l’habiter! Les cailles, les pigeons et les lapins furent achetés sur la rue Saint-Laurent dans les divers marchés…les poissons rouges, les rats et les souris blanches furent achetés dans les pet-shops…les poules et les cochons furent achetés à la campagne à Saint-Théodore d’Acton… leur nourriture également…Les cochons furent dûment vaccinés et furent affectueusement appelés Gaëtane, Roger et Rachel… Durant toute son existence, le zoo ne reçu qu’un seul don : un petit suisse… Les comédiens furent recrutés parmi nos amis et parmi les amis de nos amis… Je fis une grosse réunion où j’exposais mon idée de ce que devait être le travail des comédiens dans les différentes cages… Certains comédiens désiraient garder la même cage pendant toute la durée du zoo, d’autres voulaient changer pour expérimenter diverses situations, d’autres enfin voulaient habiter une cage pour un soir seulement… pour le kik! Il allait donc être impossible de lever une équipe stable… Nous décidâmes d’y aller au jour le jour… demain Dieu pourvoirait ou enfin…quelque chose du genre! Une équipe fut recrutée pour le soir de la première qui tomba le 25 juin avec un jour de retard… Durant cet été ’77, un miracle se produisit :il y eut au moins 15 comédiens tous les soirs pendant 30 soirs… chapeau à ceux qui habitèrent les cages!

La plus belle aventure du zoo fut sans conteste la fois où nous n’étions que 14 comédiens au moment de l’ouverture… Arriva un jeune homme- premier spectateur… « Veux-tu être dans une cage? » lui demandâmes-nous! « Pourquoi pas! » dit-il… et ce jeune homme se maquilla, se mit des guenilles sur le dos et fit un zombie pendant quatre heure… il ne vit jamais le zoo mais joua dedans et nous ne le revîmes jamais!

Robert Gravel

 


Une structure dramatique en forme de flocon de neige

Le 23 Juin 2011 - NTE

Pour l’écriture d’Invention du chauffage central en Nouvelle-France, Alexis Martin a opté pour une structure dramatique inspirée de la forme des cristaux de neige. Les explications savantes du principal intéressé :

«  Le premier volet de la trilogie sur l’histoire du Canada français comporte six branches qui constituent chacune un séquencier dont la temporalité est réversible. Cette structure dramatique, de type « hexagonale diachronique », évoque la forme d’un cristal de neige. Ainsi, six séquences d’évènements qui représentent les scènes, convergent toutes vers un centre qui constitue le géométral, c’est-à-dire l’espace temps ordonnant la structure générale de la trilogie. Ce géométral, toujours situé en 1998, est le lieu neutre qui permet les passages d’une époque à l’autre et d’un thème à l’autre.  »



Le Brigadier de Gosley en images

Le 2 Juin 2011 - NTE

Une permission spéciale du NTE donnée à Luc Senay et Stéphan Allard.



Extrait de la lettre #1 aux acteurs de Ronfard nu devant son miroir

Le 1 Avril 2011 - NTE

Chers vous tous,

D’une manière que nous souhaitons régulière, nous allons mettre sur papier les réflexions qui orienteront notre travail lors des répétitions.

EXTRAIT DE LA LETTRE  #1 aux acteurs

LES CORPS

Rapidement, nous vous inviterons à vous lancer dans des improvisations dirigées, afin que nous développions ensemble cette idée du jeu « non normal », à côté du naturalisme.

Ce jeu est basé sur l’élaboration d’un code au niveau du mouvement et de la gestuelle, code qui exploite l’exagération, la distorsion, la multiplication, la poétisation, etc., de gestes quotidiens ou de postures naturelles.

Ultimement, il nous plairait de nous rapprocher, d’une manière inattendue et non conventionnelle, du cœur du sens. Ou bien, délibérément, isoler et mettre en lumière tel ou tel aspect de l’humain, de la situation, des enjeux.

Nous nommons aussi régulièrement les pièges que nous voulons absolument éviter : être sentencieux, être timide avec une proposition molle, être dans le compromis en voulant être compris par tous, être obscurs en voulant n’être compris par personne, avoir peur.

 Étrangeté, non normalité, étonnement, sont des termes qui reviennent souvent dans nos échanges autour du spectacle.

 En souhaitant votre plus grand bonheur de création,

 Amicalement,

Daniel et Evelyne


Ronfard nu devant son miroir mars

Le 22 Mars 2011 - NTE


Des lectures qui accompagnent la pièce Ronfard nu devant son miroir

Le 9 Mars 2011 - NTE

LTI, la langue du Troisième Reich, Victor Klemperer

Cousins par alliance, Béatrice Durand

Les Pieds Noirs, Marie Cardinal

Oedipe à Colone, Sophocle, traduction de Marie Cardinal

Entretiens avec Jean-Pierre Ronfard, Robert Lévesque

Théâtre I II et III de Jean-Pierre Ronfard


Ronfard nu devant son miroir février

Le 8 Mars 2011 - NTE

Le septième film laisse entendre, pour la première fois, une partie du message de Jean-Pierre Ronfard. Les images évoquent, mystérieusement, l’urgence, le travail, l’instinct, l’animalité, et la disparition imminente


Les voyages forment la jeunesse…

Le 4 Mars 2011 - NTE

Depuis quelques années déjà, nous avons été appelés à participer à des événements et des festivals de théâtre qui nous ont permis de voir et d’apprécier ce qui se faisait à l’étranger.

Festival Mexico, Coyacan, Le festival Première de Saarbrucken en Allemagne, Le « Fringe » à Édimbourg en écosse, le festival « Under the radar à New-York », La Salla Becket à Barcelone, les Francophonies en Limousin, Londres.

 Parmi ces voyages, la découverte de Berlin a été déterminante. Cette ville a été une grande source d’inspiration pour la création de Ronfard nu devant son miroir. Les musées, les expos, les galeries, la musique et le théâtre sont présents aux quatre coins de la ville, jour et nuit. Au cours des deux dernières années, nous avons séjourné à Berlin quelques fois pour y travailler et rencontrer des artistes dont certains sont devenus des amis.

Les spectacles de la Volksbuhne, la Schaubühne sont toujours d’un grand intérêt. La Sophiensaele également, où nous avons vu de nombreux spectacles de musique, de danse et de théâtre. Le Berliner, le Deutsches, Le Radial System et la compagnie de danse de Sacha Waltz. .Berlin est actuellement une des villes les plus dynamiques et audacieuses qui soit en création.

Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière


Ronfard nu devant son miroir janvier

Le 25 Février 2011 - NTE

Avec le sixième film, nous nous sommes amusés à faire un faux documentaire sur la nouvelle vie secrète de Jean-Pierre Ronfard. Jean-Pierre : toujours vivant.


Les Graffitis

Le - NTE

Nous avons immédiatement voulu être incorrectes dans notre démarche de travail. Nous avons donc acheté du spray paint et avons graffité le titre de notre spectacle sur des murs de la ville.


La recherche/ Ronfard nu devant son miroir

Le - NTE

Articles, essais et entretiens :

Nous n’avons pas tenu l’inventaire des articles et des essais qui ont nourri nos recherches.

Nous nous sommes intéressés aux différents mouvements artistiques et politiques en rupture avec le pouvoir en place, et ce depuis le Romantisme.

Nous avons fait des recherches sur la guerre d’Algérie et le lien entre cette lutte et le désir d’un Québec souverain.

Nous avons fait des recherches sur le sentiment nationaliste et le sport.

Sur le stade (ou la phase) du miroir selon Freud et Lacan.

Sur la notion de l’aveu en littérature et en politique.

Sur l’histoire du quartier St-Michel à Montréal.

Sur le mouvement punk. Sur les différents manifestes artistiques et politiques de l’Histoire.

Etc. etc. etc.



Le titre

Le 23 Février 2011 - NTE

C’est un tableau de la période de l’expressionnisme allemand de la Die Brücke (Le Pont), qui nous a inspiré le titre du spectacle, Ronfard nu devant son miroir.

Il s’agit d’une toile du peintre allemand Kirchner, qui a pour titre « Liegender Akt vor Spiegel », « Nu couché devant un miroir. » 1909/10


Ronfard nu devant son miroir décembre

Le 22 Février 2011 - NTE

Le cinquième film est un conte de Noël qui traite l’idée de la transmission et du legs. Les parents y sont d’abord des amants, et leurs enfants se sentent privés d’héritage.


Des films

Le 18 Février 2011 - NTE

Des films qui inspirent les créateurs de Ronfard nu devant son miroir

Les enfants du refus global, Manon Barbeau

The Weather Underground, Sam Green et Bill Siegel

Jean-Pierre Ronfard : Sujet expérimental, Annie St-Pierre

L’allée du soleil, Leander Haussmann

Échelon, le pouvoir secret, David Korn-Brzoza




Vous avez un nouveau message…

Le 16 Février 2011 - NTE

Le point de départ du spectacle Ronfard nu devant son miroir, notre inspiration première, a été un message téléphonique laissé par Jean-Pierre Ronfard au mois d’août 2003.

Il s’adressait à Marthe Boulianne,Codirectrice générale du NTE.

Jean-Pierre Ronfard l’avait laissé sur sa boîte vocale à Montréal,  alors qu’il était dans le sud de la France.

Six semaines plus tard, il nous quittait.

 


Ronfard nu devant son miroir novembre

Le 15 Février 2011 - NTE

Le quatrième film est un traitement poétique de l’art dans la cité. Il est nourri d’une réflexion autour de l’industrie culturelle dominée par le divertissement et les lois du marché, et dont l’emblème est le Cirque du soleil.


Ronfard nu devant son miroir octobre

Le 9 Février 2011 - NTE

Le troisième est un tableau ironique de la bourgeoisie, une fête innocente qui sied mal à un discours révolutionnaire.


Ronfard nu devant son miroir: septembre

Le 2 Février 2011 - NTE

Le second est une réflexion autour des manifestes, parfois devenus des slogans vidés de leur sens, et qui pourtant témoignent d’une volonté réelle de bouleversement, tant artistique que politique.


Films expérimentaux: la démarche artistique de Ronfard nu devant son miroir

Le 26 Janvier 2011 - NTE

les films expérimentaux
Notre recherche nous a menés, tout en élaborant notre création théâtrale, à nous commettre en réalisant de courts films. Ces films n’ont pas été conçus dans l’esprit d’en faire des « teasers » ou des outils de promotion de notre spectacle. Ils sont plutôt des points d’orgue jalonnant notre recherche, des objets d’art nous forçant à faire l’exercice du bilan à même notre démarche, et à préciser notre pensée en cours d’écriture. Nous nous sommes donc obligés à réaliser un film par mois depuis le mois d’août.

Le premier film est une réflexion autour de la provocation, qui semble être le moteur de l’art contemporain dans une société revenue de tout.

Abonnez-vous à la chaîne Ronfard nu devant son miroir et soyez les premiers à visisonner les films expérimentaux!